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Assemblée nationale : Abdou Mbow interpelle le gouvernement sur la promesse de criminalisation de l’homosexualité

Lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale, le député Abdou Mbow a interpellé le Premier ministre Ousmane Sonko au sujet des engagements pris avant l’arrivée au pouvoir concernant la criminalisation de l’homosexualité. Le parlementaire a dénoncé un écart entre les déclarations passées et l’action gouvernementale actuelle.
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La séance des questions d’actualité à l’Assemblée nationale a été marquée par un échange autour de la question sensible de la législation relative à l’homosexualité. Le député Abdou Mbow a directement interpellé le chef du gouvernement, Ousmane Sonko, en lui demandant de clarifier la position de l’exécutif sur ce sujet.

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Prenant la parole devant ses collègues parlementaires, le député a évoqué une polémique récente qui a relancé le débat au sein de l’opinion publique. Selon lui, certaines affaires médiatisées ont ravivé les discussions sur la nécessité d’un encadrement juridique plus strict. Abdou Mbow a notamment rappelé qu’avant son accession aux responsabilités gouvernementales, Ousmane Sonko avait déclaré que la criminalisation de l’homosexualité ferait partie des premières réformes envisagées. Il a souligné que ces propos, tenus en 2022, avaient été largement relayés et avaient suscité de fortes attentes chez certains citoyens. Or, selon le parlementaire, le projet de loi adopté récemment par le gouvernement ne correspondrait pas à ces engagements. D’après lui, le texte en question se limiterait à modifier certaines dispositions existantes sans introduire la criminalisation annoncée.

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Face à ce qu’il considère comme une incohérence, Abdou Mbow a demandé au Premier ministre de préciser ses intentions. Il s’est interrogé notamment sur la possibilité pour la majorité parlementaire de proposer des amendements afin d’introduire des mesures plus strictes dans le texte. Pour le député, la question dépasse le simple débat juridique et touche à la crédibilité des engagements politiques. Il estime que les promesses faites lors de la période préélectorale doivent se traduire par des actes concrets une fois au pouvoir.

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