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Ventre gonflé, tension abdominale, gêne persistante : les ballonnements comptent parmi les troubles digestifs les plus fréquents. Certains aliments les aggravent, d'autres les atténuent. Voici ce que la science et les professionnels de la nutrition en disent, avec les nuances qui s'imposent.
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La sensation de ventre gonflé en fin de repas touche une large partie de la population, sans pour autant relever systématiquement d'une pathologie. Selon Futura-Sciences, les ballonnements résultent le plus souvent d'une accumulation de gaz intestinaux, favorisée par l'air avalé pendant les repas ou par certains aliments. Plusieurs pistes alimentaires permettent, sans les faire disparaître, d'en réduire la fréquence et l'intensité.

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Des légumes, mais pas n'importe lesquels

Tous les légumes ne se valent pas face à ce trouble. La courgette cuite, facile à digérer et pourvue de fibres solubles, fait partie des légumes les mieux tolérés par les personnes sujettes aux ballonnements. À l'inverse, les crucifères comme le brocoli, le chou et le chou-fleur voient leurs fibres fermentescibles augmenter la production de gaz, un phénomène que la cuisson et des portions réduites limitent sans le supprimer totalement. Ramsay confirme cette logique en pointant du doigt les FODMAPs, ces glucides fermentescibles dont le blé, l'orge et le seigle, ainsi que les aliments riches en lactose, font partie des principaux responsables identifiés en cas de ballonnements persistants.

Miser sur la simplicité des repas

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Pour la diététicienne Anne Guillot, une règle simple s'applique aux deux repas principaux de la journée : combiner une portion de protéines animales avec une portion de légumes cuits et une portion de féculents, de préférence sans gluten. Elle recommande d'écarter les protéines végétales issues des légumineuses ou des céréales complètes, réputées plus fermentescibles, et de préférer les soupes aux crudités en entrée.

Le site Nutri&Co rejoint cette approche et y ajoute un conseil sur les fruits : mieux vaut les choisir bien mûrs, comme la banane, la pomme ou l'ananas, et privilégier les fruits crus avant le repas plutôt qu'après. Les produits laitiers, souvent mal tolérés, trouvent une alternative dans les yaourts au lait cru ou les boissons fermentées comme le kéfir.

Le rôle des fibres solubles et des probiotiques

Au-delà du choix des aliments eux-mêmes, la texture et la préparation comptent. Les fruits riches en fibres douces, les aliments fermentés, les légumes cuits, le riz complet, le quinoa, les yaourts probiotiques et les protéines maigres figurent parmi les options à privilégier. À l'inverse, les légumineuses, les oignons, les choux et les boissons gazeuses sont pointés du doigt comme des déclencheurs fréquents.

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Des gestes qui comptent autant que l'assiette

La manière de manger pèse dans la balance autant que le contenu de l'assiette. Ramsay recommande ainsi de boire au moins 1,5 litre d'eau par jour, idéalement en dehors des repas, et de pratiquer une activité physique régulière, à raison d'au moins trente minutes trois fois par semaine, pour accélérer le transit des gaz. Manger lentement, en mâchant bien, limite par ailleurs la quantité d'air avalée involontairement pendant le repas.

Ces recommandations relèvent du confort digestif quotidien et ne remplacent pas un avis médical. Un suivi avec un médecin nutritionniste ou un gastro-entérologue est conseillé, en particulier lorsque les ballonnements sont chroniques, c'est-à-dire lorsqu'ils durent depuis plus de six mois.

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