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JOJ 2026 : le grand défi olympique de Diomaye

À dix jours de l’ouverture des JOJ Dakar 2026, prévue le 31 octobre, le président Bassirou Diomaye Faye évoque, dans un entretien exclusif accordé au quotidien Le Soleil, les préparatifs, les ambitions du Sénégal et les retombées attendues de cet événement, avec l’objectif de promouvoir la jeunesse et de renforcer le rayonnement international de Dakar.
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Un engagement de l’État au-delà des alternances politiques

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À quelques jours du coup d’envoi des JOJ Dakar 2026, Bassirou Diomaye Faye réaffirme la détermination du Sénégal à respecter ses engagements internationaux. Attribués au pays en 2018 puis reportés en raison de la pandémie de Covid-19, ces Jeux constituent, selon le président, un engagement de la République qui dépasse les changements de pouvoir. Le chef de l’État estime que la capacité du Sénégal à organiser cet événement témoigne de la continuité de l’action publique et de la crédibilité de ses institutions.

Pour lui, le respect de la parole donnée constitue un élément essentiel de la confiance accordée au pays par ses partenaires. Face aux interrogations liées au contexte économique et aux dépenses publiques, Bassirou Diomaye Faye défend également les investissements réalisés. Il met notamment en avant les infrastructures sportives, la formation de jeunes aux métiers de l’événementiel et les opportunités offertes aux entreprises sénégalaises.

Faire de Dakar une destination sportive internationale

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Au-delà de l’organisation des compétitions, le président de la République souhaite inscrire les JOJ dans une stratégie de développement durable du sport au Sénégal. Il identifie trois objectifs majeurs : renforcer la position de Dakar dans l’accueil des grands événements internationaux, structurer une véritable économie du sport et accroître la visibilité du Sénégal sur la scène mondiale. Les infrastructures de Diamniadio, notamment le stade et la piscine olympique, figurent parmi les principaux acquis mis en avant par le chef de l’État. Il ambitionne de s’appuyer sur ces équipements et sur l’expérience acquise pendant les Jeux pour attirer de nouvelles compétitions. Bassirou Diomaye Faye entend également favoriser l’émergence d’une industrie sportive capable de générer des emplois. Il évoque notamment le développement des académies, la structuration des clubs et la création de nouvelles opportunités professionnelles pour les jeunes.

La jeunesse au cœur de l’événement

Destinés aux athlètes âgés de 15 à 18 ans, les JOJ occupent une place particulière dans la vision du président, qui considère la jeunesse comme une force pour le développement national. À travers la campagne « Dundal JOJ », des billets ont été mis à la disposition des écoles et des associations afin de faciliter la participation des jeunes aux épreuves. Le chef de l’État souhaite que les élèves puissent découvrir les disciplines olympiques et s’inspirer des performances des athlètes venus du monde entier. Il établit également un lien entre cet événement et la participation des jeunes aux décisions publiques, rappelant l’installation du Conseil consultatif des jeunes. Pour lui, les Jeux doivent permettre à cette génération de se projeter dans de nouvelles perspectives sportives, professionnelles et entrepreneuriales. Le président affiche par ailleurs son attente de médailles sénégalaises. Il estime que les athlètes nationaux pourront bénéficier du soutien du public, de leur connaissance de l’environnement local et de leur préparation. Il les encourage à aborder la compétition avec ambition et détermination.

Un rendez-vous historique pour le continent africain

DERNIÈRE MINUTE - LES JOJ DAKAR 2022 REPORTÉS À 2026 !
DERNIÈRE MINUTE - LES JOJ DAKAR 2022 REPORTÉS À 2026 !
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L’organisation des JOJ Dakar 2026 marque une étape importante pour le sport africain. Pour la première fois, un événement olympique se tiendra sur le continent, une perspective que Bassirou Diomaye Faye considère à la fois comme une source de fierté et le rappel d’un retard historique. Le président souhaite que le Sénégal fasse de cette première une réussite susceptible d’ouvrir la voie à d’autres compétitions internationales en Afrique. Il établit également un parallèle entre la place du continent dans le mouvement olympique et sa représentation dans les instances internationales, notamment au Conseil de sécurité des Nations unies. Sur ce point, il réitère son plaidoyer en faveur d’une représentation permanente de l’Afrique au sein de cette institution, conformément à la position défendue par les États africains. À ses yeux, la capacité du continent à organiser de grands événements et à respecter ses engagements renforce sa légitimité à participer aux décisions mondiales.

Mobilisation nationale et rayonnement du Sénégal

À l’approche de l’ouverture, Bassirou Diomaye Faye insiste sur les conditions pratiques d’accueil des délégations et des visiteurs. La fluidité du trafic, la sécurité et la propreté figurent parmi les priorités évoquées par le chef de l’État, qui estime que l’image du Sénégal se jouera aussi dans les détails du quotidien. Il compte également sur l’hospitalité des Sénégalais pour faire découvrir la « Teranga » aux jeunes athlètes et aux délégations étrangères. Au-delà des résultats sportifs, il espère que les visiteurs repartiront avec une image positive du pays et développeront, à terme, des liens touristiques, économiques et humains avec le Sénégal. Conscient des préoccupations quotidiennes des populations, le président invite chaque Sénégalais à accompagner un enfant pour assister à une épreuve. Il considère cette expérience comme une occasion de susciter des vocations et d'élargir les ambitions des jeunes générations.

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Un souvenir d’enfance devenu symbole

Dans cet entretien, Bassirou Diomaye Faye revient également sur son premier souvenir olympique. En août 1992, alors âgé de douze ans, il avait suivi les Jeux de Barcelone sur une télévision en noir et blanc, dans son village de Ndiaganiao. Il se souvient notamment du duel en saut en longueur entre Carl Lewis et Mike Powell. Cette expérience, qui avait éveillé son intérêt pour le sport, nourrit aujourd’hui sa réflexion sur l’importance de rendre l’olympisme accessible aux enfants sénégalais. Le président établit un lien entre ce souvenir et la possibilité, pour les jeunes du pays, d’assister directement aux compétitions organisées à Dakar et à Diamniadio. Interrogé sur l’héritage qu’il souhaite laisser, il affirme vouloir que Dakar 2026 soit davantage qu’un événement sportif réussi. Son ambition est que ces Jeux contribuent à changer durablement le regard porté sur l’Afrique et inspirent de futures générations de champions, de responsables publics et d’entrepreneurs.

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