« Bayil di toudou sama saffay, diaral ngama ma taylé niépeu » : les troublantes confidences de trois homosexuels arrêtés à Golf-Sud
L’affaire a débuté lorsqu’El H. M. Diack, âgé de 35 ans et présenté comme gérant de parking à Malibu, s’est spontanément présenté au commissariat de Golf-Sud. Selon les informations rapportées par Libération, il aurait déclaré entretenir depuis plus d’un an une relation avec A. A. Kandé, 35 ans, qui se présente comme agent immobilier. Lors de son audition, Diack aurait expliqué que cette situation lui « pèse lourd » psychologiquement, avant de revenir sur certains de ses propos lors d’un second interrogatoire. Les déclarations recueillies par les enquêteurs les auraient ensuite orientés vers M. Tall, 37 ans, mécanicien domicilié à Guédiawaye et présenté comme le vendeur présumé de crack du groupe. D’après le journal, Diack aurait contacté ce dernier dans le cadre d’une rencontre sexuelle contre « 10 000 FCFA ». Faute d’argent, il lui aurait remis « son téléphone en gage ». Diack aurait également reconnu consommer du crack et s’approvisionner auprès de M. Tall, tout comme A. A. Kandé.
Des messages retrouvés dans un téléphone
L’exploitation du téléphone de Kandé aurait permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs messages échangés sur Snapchat avec différents interlocuteurs, dont certains remontent à décembre 2017. Parmi les messages retrouvés figurent notamment « wowall say mbokk maan paré na », « bene goor mo ameu si deukk bii yawla » et « sama khol nga nekk dafa yagueu ». D’autres échanges mentionneraient également les phrases suivantes : « bayill di toudou sama saffay », « diaral ngama ma taylé niépeu » ou encore « soma wowoul, je vais demander le divorce ». Entendus à leur tour par les enquêteurs, M. Tall et A. A. Kandé auraient nié les faits qui leur sont reprochés. Toutefois, l’exploitation du téléphone de Kandé aurait conduit les policiers à élargir leurs investigations et à s’intéresser à plusieurs personnes communiquant sous des pseudonymes. Au terme de l’enquête, les trois hommes ont été déférés au parquet pour des faits qualifiés d’« actes contre nature et usage collectif de crack », selon les informations rapportées par Libération.