1,5 million d'enfants hors structures éducatives
À l’heure du bilan de l’an 2 du régime actuel, la Coalition des Organisations en Synergie pour la Défense de l’Éducation Publique (COSYDEP) dresse un constat sévère. Malgré des efforts enregistrés dans la promotion de l’éducation non formelle avec une meilleure intégration des daaras et un renforcement de la formation professionnelle, les indicateurs demeurent inquiétants. On dénombre 1,5 million d'enfants hors structures éducatives, un déficit d’enseignants dans plusieurs disciplines et la faiblesse du taux de préscolarisation évalué à 25,2% (RNSE 2024).
Le taux de scolarisation à l'élémentaire dégringole
Le taux de scolarisation à l'élémentaire chute drastiquement, passant de 85,9% en 2020 à 84,2% en 2023 et 82,2% en 2024. Les zones rurales souffrent d'un manque d'infrastructures, tandis que les zones urbaines font face à des classes surpeuplées. Si la création des LYNAQE et la suppression du concours d'entrée en sixième sont notables, les résultats restent encore faibles pour tous les cycles d’enseignements. La résorption des abris provisoires dont le processus a été lancé en juillet 2025 marque toujours le pas, et l'école publique continue de subir des dysfonctionnements structurels permanents et injustes.
2026, le spectre d'une année chaotique
Le contexte de la présente année scolaire est plus que saisissant. Les cris de détresse des apprenants, parents et partenaires ne sont toujours pas entendus. Les stratégies de dénigrement, de confrontation et de dialogue de sourds doivent être bannies. Le bras de fer actuel entre le gouvernement (droit de ponctions salariales) et les enseignants (droit de grève) se fait au détriment des élèves (droit à l’éducation). Il urge d’apprendre des traumatismes vécus en 1988 avec une « année blanche » et en 1994 avec une « année invalide », suite à des manifestations d’élèves et d’étudiants. Le Sénégal ne peut se permettre une nouvelle rupture qui entacherait durablement son image.
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L'Appel à l'action de la COSYDEP
Si l’heure est grave, l’espoir est permis, selon la COSYDEP qui demande d'agir de façon généreuse, pragmatique et efficace. "L'heure est à la mobilisation citoyenne pour exiger un compromis autour d’un accord minimal. La COSYDEP préconise ainsi une sortie de crise immédiate durant cette dernière semaine de vacances ". Au Gouvernement, la COSYDEP demande l'annulation des ponctions sur les salaires, l'application des accords de base et planifier le règlement des points résiduels. Aux Syndicats du G7, il leur est demandé de signer l’accord minimal, de suspendre les grèves et d'accepter un plan de rattrapage rigoureux du quantum horaire.