Cambriolage à Dakar : 20 ans de réclusion criminelle requis contre deux accusés
Les faits remontent à la nuit du 23 mai 2024, vers 4 heures du matin. Des policiers de la Sûreté urbaine de Dakar, en patrouille, ont été alertés d’un cambriolage en cours dans une boutique de tissus située à l’angle des rues Vincent et Abdou Karim Bourgi. Le commerce appartient à un ressortissant chinois identifié sous le nom de Liu Bao. À leur arrivée, les policiers ont constaté que la porte de la boutique avait été forcée. Tamsir Cissé et M. Ndiaye ont été interpellés alors qu’ils tentaient de quitter les lieux à bord d’un taxi. L’enquête, appuyée par les images des caméras de surveillance, a révélé que les cadenas avaient été sectionnés à l’aide d’un outil en fer. Les investigations ont également mis en cause Tamsir Cissé dans un autre cambriolage commis en janvier 2024 dans un magasin de matériel électronique appartenant à Serigne Mayoro Dia, à la rue Mass Diokhané. Des ordinateurs portables, notamment des MacBook, HP et Dell, des téléphones et de l’argent liquide y avaient été emportés. À la barre, M. Ndiaye a contesté toute participation à la préparation du cambriolage. Il affirme qu’il accompagnait simplement Tamsir Cissé et qu’il l’a aidé à déplacer une caisse de tissus après que ce dernier l’a sortie de la boutique. Il soutient avoir été surpris par l’arrivée des policiers. De son côté, Tamsir Cissé a contesté son implication dans le cambriolage du magasin de matériel électronique. La partie civile, Serigne Mayoro Dia, réclame 8 millions de francs CFA en guise de dommages et intérêts. Dans son réquisitoire, le procureur a dénoncé l’attitude des deux accusés et estimé que les faits d’association de malfaiteurs et de vol qualifié étaient établis. Il a ainsi requis 20 ans de réclusion criminelle contre chacun d’eux. Les avocats de la défense ont, pour leur part, demandé la clémence de la chambre. Me Tafsir Abdoul Sy a sollicité l’acquittement de Tamsir Cissé pour le cambriolage du magasin électronique, estimant que les preuves étaient insuffisantes. Il a également demandé une application bienveillante de la loi pour les faits concernant la boutique de tissus. Me Khady Sèye Diallo a également plaidé la clémence, en évoquant la situation sociale de l’accusé. De son côté, Me Abou Abdoul Daf a insisté sur le rôle qu’il juge secondaire de M. Ndiaye et demandé à la chambre de lui accorder des circonstances atténuantes. Le verdict est attendu le 1er décembre 2026.