Cancer du sein : après avoir consacré sa vie à soutenir les malades, la Dr Fatma Guenoune devient à son tour patiente
Une annonce qui bouleverse son parcours
Pendant plusieurs décennies, la Dr Fatma Guenoune a accompagné des femmes confrontées au cancer. Médecin spécialiste des pathologies cervico-vaginales, elle a consacré une grande partie de sa carrière à la santé féminine. Depuis douze ans, elle dirige également la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), où elle mène des actions de sensibilisation, de prévention et de dépistage. Aujourd’hui, la praticienne se retrouve à son tour confrontée à la maladie. Dans un témoignage diffusé par Evenprod Médias, elle révèle avoir découvert son cancer le 2 mai. « J’ai eu le cancer, que j’ai découvert le 2 mai, moi-même », a-t-elle déclaré.
Une tumeur détectée lors d’une autopalpation
Habituée, dans le cadre de sa profession, à examiner les seins et à rechercher d’éventuelles anomalies, la médecin explique avoir rapidement identifié la nature de la masse qu’elle avait ressentie. « Je suis médecin, j’ai l’habitude de palper des seins, j’ai l’habitude de palper des masses. Et quand j’ai palpé mon sein, cette tumeur-là, j’ai su que c’était un cancer », témoigne-t-elle. Après avoir ressenti une douleur, la Dr Guenoune a procédé à une autopalpation. Le geste de prévention qu’elle recommande depuis des années a ainsi permis de mettre en évidence une anomalie.
Une histoire familiale marquée par le cancer
La présidente de la Lisca évoque également des antécédents familiaux importants. Plusieurs membres de sa famille ont été touchés par différents cancers. Elle précise être la cinquième personne de sa lignée à être confrontée à un cancer du sein. Face à cette situation, la Dr Fatma Guenoune a annoncé avoir choisi de subir une double mastectomie.
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« Nul n’est à l’abri de cette maladie »
Malgré son propre diagnostic, la spécialiste souhaite surtout profiter de son expérience pour rappeler l’importance de la prévention et du dépistage. « Il faudrait que les gens puissent savoir que nul n’est à l’abri de cette maladie. Que tout un chacun peut développer un cancer », insiste-t-elle. Son témoignage vient ainsi prolonger un combat qu’elle mène depuis de nombreuses années auprès des patientes. Après avoir sensibilisé sur la maladie en tant que médecin et responsable de la Lisca, elle est désormais confrontée à cette réalité en tant que patiente. « Et moi, j’ai fait mon cancer », résume-t-elle.