Candidature de Macky Sall à l’ONU : Diomaye Faye croit toujours à ses chances
Diomaye Faye ne partage pas le pessimisme
Interrogé ce jeudi 24 septembre sur France 24 et RFI, Bassirou Diomaye Faye a défendu la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies. Le président sénégalais dit ne pas partager les analyses pessimistes sur les perspectives de l’ancien chef de l’État. « Je ne partage pas ce pessimisme sur la candidature de l’ancien président du Sénégal, Macky Sall. Tout au contraire, je pense qu’elle garde encore toutes ses chances de succès », a-t-il déclaré. Pour le chef de l’État, l’issue de la course reste notamment liée aux positions des membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU.
« Nous sommes en train de faire le travail »
Bassirou Diomaye Faye rappelle que les candidatures ne peuvent être considérées comme acquises avant la position des membres permanents du Conseil de sécurité, les P5. « Ceux qui sont considérés comme ayant des chances ne le seront que lorsque les P5 auront décidé que leur candidature passe. On ne sait pas encore ce que seront les votes des membres permanents du Conseil de sécurité », a-t-il expliqué. Le président sénégalais assure par ailleurs que Dakar poursuit les démarches diplomatiques nécessaires pour défendre la candidature de Macky Sall. « Nous sommes en train de faire le travail de notre point de vue. Nous sommes en train de discuter avec ceux qui votent, ceux qui tiennent la décision », a-t-il indiqué. Il conclut sur ce point en réaffirmant sa position , « j’estime , contrairement à ces prédictions, que les chances sont réelles. »
Le profil de Macky Sall mis en avant
Au-delà des équilibres au sein du Conseil de sécurité, Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur le profil de Macky Sall et sur les enjeux liés à la représentation de l’Afrique au sein des instances internationales. « L’Afrique est sous-représentée. Qui de mieux aujourd’hui pour défendre une meilleure place de l’Afrique que le président Macky Sall ? », a-t-il déclaré. Le chef de l’État a également évoqué la question de la réforme de l’architecture financière internationale. Sur ce dossier, il estime que l’expérience de Macky Sall constitue un élément à prendre en compte. « Qui de mieux pour défendre la réforme de l’architecture financière internationale que le président Macky Sall, qui a subi les affres de la dette qui l’ont plombé par rapport aux ambitions qu’il a eues et qu’il partage avec beaucoup de pays du tiers-monde ou du Sud ? », a-t-il ajouté.