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Ces réformes pour valider la candidature de Sonko en 2029 : l'opposition alerte

OUSMANE SONKO
OUSMANE SONKO
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lors de son discours à la Nation du 31 décembre 2025, a annoncé une série de réformes au premier trimestre de 2026. Les réformes concernent la révision de la Constitition, du Code électoral et autres. Mais cette annonce du chef de l'Etat suscite des craintes au sein de la classe politique, qui y voit une éventuelle restauration de la candidature de l’actuel Premier ministre.
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Sans citer de nom, Abdoulaye Wilane, joint par L'OBS, s'interroge : «Est-ce que le président de la République qui proclame être au-dessus de la mêlée est mu par une volonté de réhabiliter X ou Y ? Est-ce qu’ils veulent légiférer avec leur majorité parlementaire en vue de prendre en charge l’intérêt personnel d’une personne au mépris de l’Etat de droit, au mépris de l’esprit des lois et règlement jusqu’ici en vigueur ?». Toutes ces questions amènent la porte-parole du Parti socialiste à appeler à la vigilance surtout de la part de la classe politique particulièrement l’opposition mais également la société civile et tous les démocrates et républicains à se préparer pour faire face à toute volonté de forfaiture et de manipulation. 

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Saourou Sène de l’Alliance pour la république (Apr) développe les mêmes craintes. Interrogé par L'OBS, il déclare : «Il y a quelque chose qui se passe au Sénégal où une certaine candidature semble vouloir être forcée, alors que la loi est très claire. Si maintenant par le truchement de réformes constitutionnelles, on cherche à faire valider une candidature qui ne devrait pas être valable au regard de la justice sénégalaise, aucun Sénégalais ne l’acceptera, à commencer par l’opposition. Nous savons ce qui se trame et nous rassurons les Sénégalais que personne n’acceptera du favoritisme à l’endroit d’aucune autorité concernant le processus électoral».

Rappelant les propos de Ousmane Sonko, sans le nommer, le responsable de l’Apr souligne que le concerné a dit que rien ne l’empêchera d’être candidat en 2029, alors qu’aujourd’hui, aucun Sénégalais ne pourra dire si sa candidature pourrait être valide ou pas parce que la seule institution habilitée à valider ou invalider une candidature, c’est le Conseil constitutionnel. Ce que l’Apr attend des réformes annoncées par le Chef de l’État, c’est qu’elles renforcent la démocratie sénégalaise, les libertés fondamentales.

conseil constitutionnel
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«Si c'est dans ce cadre-là, affirme-t-il, naturellement, tout le monde l'acceptera. Mais si on cherche à tricher avec la constitution sénégalaise pour valider une candidature, nous ferons face». Le Ps comme l’Apr sont favorables, sur le principe, aux réformes, mais ces formations politiques estiment que cela doit tenir compte de l’intérêt général, consolider les acquis, corriger les manquements. Aussi ces deux partis souhaitent-ils que toute modification du processus électoral se fasse dans un esprit consensuel.

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«Dans une tradition bien sénégalaise, rappelle Saourou Sène, il était toujours question à chaque fois qu'il y a un besoin de changer le processus électoral, que tous les acteurs se retrouvent et partagent l’idée. Si maintenant, les nouvelles autorités prennent sur elles de changer le code électoral ou d’initier des réformes majeures qui concernent non seulement le processus électoral mais l’arsenal juridique sénégalaise, elles assumeront leur responsabilité devant l’histoire». Abdoulaye Wilane conforte et déclare que toutes les réformes annoncées doivent faire l’objet de consensus impliquant tous les citoyens. 

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