Demande de libération d’office de Nabou Leye : la Chambre d’accusation va trancher jeudi
La danseuse Nabou Leye, qui figure parmi les personnes poursuivies dans le cadre de l’enquête sur le meurtre d’Aziz Dabala et de Boubacar Gano dit Waly croise les doigts. Ses avocats ont saisi la Chambre d’accusation pour obtenir sa libération d’office. L’avis d’audience est inscrit au rôle de la Chambre d’accusation. Selon les informations de L'OBS, elle sera appelée le jeudi 20 août 2026, à 10 heures. La Chambre d’accusation devra se prononcer sur la demande de liberté d’office de Nabou Lèye formulée par ses avocats.
Les quatre profils ADN identifiés
Cette nouvelle bataille judiciaire intervient après un important développement dans l’enquête. Pour rechercher des preuves scientifiques susceptibles de faire progresser le dossier, le Centre international de recherche et de formation en génomique appliquée et de surveillance sanitaire (CIGASS) avait été saisi afin de procéder à de nouveaux prélèvements sur la scène de crime. Les opérations, menées sous la supervision de la DIC et de la Division de la police technique et scientifique, ont permis d’identifier quatre profils ADN. Deux correspondent aux victimes. Un troisième appartient à Mamadou Lamine Diaw. Le quatrième, non identifié, a été retrouvé sur un débris de verre près du corps d’Aziz Dabala, dans le salon.
Dans la salle de bain où avait été découvert le corps de Boubacar Gano, les enquêteurs ont également retrouvé du sang de Mamadou Lamine Diaw mélangé à celui de la victime. Selon les conclusions rapportées de la DIC, aucun profil ADN correspondant aux autres personnes poursuivies pour des faits connexes n’aurait été retrouvé sur la scène de crime, en dehors de celui de Mamadou Lamine Diaw. Les enquêteurs estiment par ailleurs que les résultats scientifiques corroborent les premières déclarations de ce dernier et les constatations de la police scientifique. La présence de son sang dans plusieurs parties de l’appartement et la blessure qu’il aurait contractée au bras gauche lors de la violente altercation sont notamment présentées comme des éléments renforçant les charges contre lui.
Mais ces avancées scientifiques ne mettent pas fin au volet concernant Nabou Leye. La danseuse demeure mise en cause dans la procédure, et c’est précisément son statut judiciaire qui sera soumis à l’appréciation de la Chambre d’accusation. Demain, tous les regards seront donc tournés vers la Cour d’appel de Dakar. Libération ou maintien dans les liens de la procédure : la Chambre d’accusation devra trancher dans un dossier où les nouvelles données scientifiques ont considérablement relancé les enjeux de l’instruction.