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Meurtre d'Aziz Dabala, tests ADN : ce que veut savoir le juge

Le juge a ordonné, hier, des prélèvements ADN sur les sept mis en cause, dont Nabou Lèye. L'objectif est d'attribuer les traces biologiques retrouvées sur les dépouilles.
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Hier, le Juge d’instruction du 1er Cabinet du Tribunal de Pikine-Guédiawaye a ordonné l’extraction de Nabou Lèye et de ses co-inculpés pour des prélèvements ADN. Le but véritable est de savoir s’il existe des correspondances entre les gènes des suspects et des traces biologiques relevées sur les dépouilles d’Aziz Dabala et de Wally Gano. 

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L’objectif est triple. D’abord établir avec précision la présence des suspects dans la pièce au moment des faits. Le deuxième sera de déterminer les rôles de chacun à ce qui s’apparente à une expédition meurtrière. Et enfin, le troisième est de reconstituer, sans filtre, le scénario de cette nuit sanglante du 20 août 2024.

Selon des sources de L’Observateur, c’est dans une atmosphère lourde, presque électrique, qu’ils ont été soumis à des prélèvements génétiques. Pour les enquêteurs, il ne s’agit plus seulement de recouper des versions, mais de confronter les corps à la vérité des faits. 

Pourquoi ces prélèvements sur Nabou Lèye et Cie ?

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Selon des sources proches du dossier, plusieurs traces biologiques prélevées sur les corps d’Aziz Dabala et de Wally Gano, ainsi que sur les lieux du drame, n’ont pas encore été formellement attribuées. Dans un dossier où les aveux fluctuent et les responsabilités se diluent, la science apparaît comme l’ultime recours pour fissurer ce qui ressemble de plus en plus à un pacte de silence.

Des soupçons liés à des pratiques intimes

Mais au-delà de la violence brute des faits, l’affaire semble désormais s’étendre à des zones plus troubles. Dans les coulisses du Palais de justice, des sources évoquent l’existence d’éléments matériels susceptibles d’alimenter des soupçons liés à des pratiques intimes controversées. Sans confirmation officielle à ce stade, ces révélations, si elles venaient à être établies, pourraient ajouter une dimension supplémentaire à un dossier déjà explosif.

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La Division des Investigations Criminelles (DIC) est rattachée à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) du Sénégal.
La Division des Investigations Criminelles (DIC) est rattachée à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) du Sénégal.

Après cette étape décisive, les inculpés ont été reconduits dans leurs cellules respectives, dans l’attente des résultats. Désormais, tout se joue dans les laboratoires de la Police technique. Si les analyses confirment la présence de profils génétiques concordants avec ceux des suspects, les lignes de défense pourraient s’effondrer.

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