Durcissement de l'homosexualité : la France, la Belgique et les Pays-Bas mettent le Sénégal sur liste rouge
Le Sénégal a durci la loi contre l'homosexualité doublant les peines de cinq à dix ans. Ce durcissement a suscité des vagues dans trois grands pays européens plaçant ainsi le pays dans une position de répression accrue (souvent assimilée à une "liste rouge" de dangerosité pour les personnes LGBTQ+).
La loi a déjà fait une première victime. Le 10 avril dernier, un jeune sénégalais né en 2002, a été condamné, à six ans de prison ferme après qu'il a été surpris en train d'avoir une relation sexuelle avec un autre homme dans la banlieue dakaroise. Face à cette repression, la France s’est dite «préoccupée» par le «durcissement des peines encourues par les personnes LGBT» au Sénégal. Le porte-parole du Quai d'Orsay, Pascal Confavreux, a indiqué que la France exprime sa préoccupation par la création de nouveaux délits d'apologie ou de financement de la promotion de l'homosexualité.
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Après le Quai d'Osay, c'est au tour de Cécile Neven, ministre wallonne de l'Énergie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports, d'appeler à la suspension des financements liés au climat du gouvernement wallon au Sénégal. ''Nous ne pouvons pas détourner le regard. Cette loi stigmatise, elle criminalise, bref, cette loi met des vies en danger'', avait-elle déclaré;
D'ailleurs, elle avait même annulé son déplacement prévu mars dernier au Sénégal dans le cadre d'un colloque international lié à des projets qui sont financés par la Wallonie. "Nous avons décidé de passer immédiatement en revue l'ensemble des financements wallons en matière de coopération climatique internationale avec le Sénégal. Chaque euro public, doit être cohérent avec nos valeurs'', a estimé la ministre wallon de l'énergie, du Plan Air Climat du Logement et des Aéroports.
Les Pays-Bas, aussi engagés dans la défense des droits LGBTQ+ à l'international, ont maintenu une position critique face au durcissement de loi contre l'homosexualité. Une situation qui a valu au Sénégal d'être classé comme un État pratiquant une forme d'homophobie d'État. Rappelons qu'en juillet 2025, le Sénégal a fait pression pour annuler un événement LGBTQ+ organisé par l'ambassade des Pays-Bas et l'ONU, qui devait inclure des discussions sur les questions LGBTI.