Fille de 4 ans tuée à la machette par un déficient mental : le film de l'horreur
Le drame a eu lieu, mercredi 30 septembre 2026, au village de Faynabé, niché dans la commune de Taïba-Thiekene, à Mbacké, dans la région de Diourbel. Il est 19 heures quand les quatre fillettes ont croisé la route du forcené. Quelques minutes plus tôt, Ousmane Kâ a surpris A. Ba, un jeune berger d'une trentaine d'années qui regagnait le village. Pris d'une crise de démence subite, le déficient mental lui saute au collet et, sous la menace, exige qu'il lui remette sa machette. Pris de court et terrifié par la force physique de son agresseur, le berger n'a d'autre choix que d'abandonner son outil de travail avant de s'enfuir en courant pour sauver sa peau.
Un instinct que n'auront pas quatre fillettes en train de jouer un peu plus loin sur la place publique. En se retournant pour observer les mouvements du déséquilibré, le berger assiste, impuissant, à l'irréparable. Machette en main, Ousmane Kâ se dirige d'un pas lourd vers le groupe des petites. Sans la moindre hésitation, il s'acharne sur les corps frêles des enfants, assénant une pluie de coups d'une violence inouïe. Les lames touchent les têtes, les fronts, les dos. Sous l'impact des coups répétés, la petite D. Bâ, âgée de seulement quatre ans, s’effondre. Son crâne est littéralement réduit en bouillie par la fureur du trentenaire. Elle meurt sur le coup, sous les yeux de ses compagnes de jeu.
Les trois autres filles entre la vie et la mort
Les trois autres gamines, A. Sow (2 ans), A. Sow (4 ans) et D. Dème (2 ans), subissent le même traitement barbare mais survivent par miracle à l'assaut initial. Alertés par les cris de détresse stridents qui déchirent le silence du village, les premiers habitants se ruent sur la grande place. Le spectacle qui s'offre à leurs yeux est d'une sauvagerie innommable. Les trois survivantes, baignant dans leur sang et présentant des plaies béantes, sont transportées d'urgence, dans un premier temps, au centre de santé de Mbacké. Face à la gravité extrême de leurs blessures, les médecins ordonnent leur évacuation immédiate vers l'hôpital Matlaboul Fawzeyni de Touba.
Selon des sources médicales concordantes de L'OBS leur pronostic vital reste fortement engagé. La nouvelle du carnage s'est répandue comme une traînée de poudre dans le village, déclenchant une vague de colère noire chez les riverains. Armés et ivres de vengeance, des dizaines de villageois se sont immédiatement rués vers le domicile familial d'Ousmane Kâ dans l’intention de le lyncher. La situation a frôlé le double drame, lorsque la foule en furie a tenté de s'en prendre également aux membres de la famille du forcené qui essayaient de s'interposer. Il aura fallu l'intervention ultra-rapide et musclée des éléments de la brigade de gendarmerie de Kael pour extirper le présumé tueur des mains de la population et éviter un bain de sang généralisé.
Le malade mental échappe au lynchage
Embarqué d'urgence par les forces de l'ordre, le mis en cause a été conduit sous haute escorte dans les locaux de la gendarmerie, où il a été placé en garde à vue. Face à la nature psychiatrique évidente de son profil, le procureur près le tribunal d'instance de Mbacké a immédiatement ordonné l'ouverture d'une enquête. Sur ses instructions, l'autorité préfectorale a enclenché une procédure administrative d'urgence pour acter l'internement d'Ousmane Kâ dans un institut psychiatrique sécurisé et adapté à sa dangerosité. Le corps de la petite D. Bâ a été déposé à la morgue en attendant son transfert vers Dakar pour les besoins de l'autopsie légale.