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« Fonds politiques dafa haram » : Sonko rectifie le tir après la polémique

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Au cœur d’une polémique sur les fonds politiques, Ousmane Sonko est revenu dimanche sur une déclaration qui avait suscité de nombreuses réactions. Le leader de Pastef affirme que ses propos ont été sortis de leur contexte, tout en réitérant sa position en faveur d’un encadrement et d’un contrôle strict de ces ressources.
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La polémique autour des fonds politiques se poursuit au Sénégal. Après plusieurs réactions suscitées par ses déclarations sur les « caisses noires », Ousmane Sonko a apporté dimanche des précisions sur le sens de ses propos, lors d’un entretien avec une partie de la presse. Le leader de Pastef estime que sa déclaration a été partiellement reprise, donnant, selon lui, une interprétation différente de sa position réelle sur la question.

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Des propos qu’il estime avoir été tronqués

Revenant sur la formule « Fonds politiques dafa haram », Ousmane Sonko a expliqué qu’il faisait référence à une utilisation des fonds publics échappant à tout mécanisme de contrôle. « Mes propos ont malheureusement été tronqués. J’avais dit que si c’est pour confier ça à une personne sans aucun contrôle et qu’elle peut même le brûler, c’est haram », a-t-il précisé. À travers cette mise au point, l’ancien Premier ministre entend ainsi distinguer l’existence de ressources destinées à certaines missions spécifiques de leur utilisation sans contrôle.

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Des dépenses soumises à des impératifs de confidentialité

Ousmane Sonko reconnaît par ailleurs que certaines activités de l’État nécessitent des moyens financiers mobilisables rapidement et dans la confidentialité. Il cite notamment les secteurs liés au renseignement et à l’espionnage, où certaines opérations peuvent difficilement être conduites dans les mêmes conditions que les dépenses publiques ordinaires. « Il faut reconnaître que dans chaque pays, il y a des secteurs très sensibles, comme le renseignement et l’espionnage, qu’on doit gérer dans l’urgence et dans la discrétion », a-t-il déclaré. Pour le leader de Pastef, la nécessité de préserver la confidentialité de certaines opérations ne doit cependant pas signifier une absence totale de contrôle. Pour un encadrement strict des fonds Ousmane Sonko réaffirme ainsi son attachement à un dispositif permettant de contrôler l’utilisation de ces ressources tout en préservant la confidentialité lorsque celle-ci est nécessaire. « Et je l’avais clairement mentionné dans mon programme Jotna de 2019, repris dans celui du président Diomaye en 2024. En quelque sorte, c’est la vision de Pastef », a-t-il rappelé. La question porte notamment sur leur définition, leurs domaines d’utilisation et les mécanismes de contrôle à mettre en place.

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