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Guédiawaye : elle accouche, enveloppe le bébé dans un tissu et le place sous son lit, le récit poignant d’une lycéenne de 17 ans jugée pour infanticide

Infanticide
Infanticide
Une adolescente de 17 ans comparaît devant la Chambre criminelle pour avoir dissimulé le corps de son nouveau-né sous son lit. Entre zones d’ombre, expertises médicales et plaidoiries opposées, le procès met en lumière une affaire aussi sensible que complexe.
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Jugée devant la Chambre criminelle, A. Diagne, élève en classe de Seconde âgée de 17 ans, est poursuivie pour avoir caché le corps sans vie de son nouveau-né au domicile familial. Les faits remontent au 29 juin 2024, à Marché Sam, dans la commune de Guédiawaye. Selon les éléments rapportés à l’audience, l’adolescente aurait dissimulé sa grossesse durant plusieurs mois, à l’insu de son entourage. Le jour des faits, profitant de l’absence de ses parents, elle accouche seule d’un garçon né à terme. Pris de panique après l’accouchement, et affaiblie par une importante hémorragie, elle enveloppe le nourrisson dans un tissu avant de le placer sous son lit, puis perd connaissance. Ce n’est que le lendemain que la situation est découverte.

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arrestation femme
arrestation femme

Conduite à l’hôpital par son père, ignorant les faits, la jeune fille est examinée par une sage-femme qui met en évidence l’accouchement récent. L’alerte est alors donnée, conduisant à la découverte du corps du nouveau-né au domicile familial. À la barre, l’accusée a expliqué qu’au moment des contractions, elle ne percevait plus de mouvements du bébé. Toutefois, les conclusions de l’autopsie ont établi que le nourrisson avait respiré après sa naissance. Le médecin légiste a néanmoins indiqué ne pas être en mesure de déterminer avec précision la cause du décès, aucune trace de violence n’ayant été relevée. Lors des réquisitions, le parquet a demandé la réclusion criminelle à perpétuité, estimant que l’accusée avait commis un acte irréparable. La défense, de son côté, a contesté cette analyse, plaidant l’absence de preuves formelles quant aux circonstances exactes de la mort et invoquant le bénéfice du doute en faveur de l’adolescente. À l’issue des débats, la Chambre criminelle a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 1er septembre.

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