Il menace d'immoler par le feu sa femme qui a jeté son "gris-gris" porte-bonheur....
Candidat malheureux à l’émigration clandestine, O. Niass s’en est violemment pris à son épouse en la bastonnant avant de menacer de la tuer pour avor jeté son talisman porte-bonheur, suspendu devant la porte de sa maison. Les faits remontent au mois d’octobre passé. Après avoir échoué à rejoindre les côtes espagnoles, O. Niass rejoint bredouille, son domicile à Malicounda. Chez lui, relate L'OBS, il constate, amer, la disparition de son gris-gris, censé lui porter chance dans sa tentative d’émigration.
Il s’en ouvre à son fils qui lui confie n’avoir pas vu le fameux talisman. Courroucé, il l’attaque à la machette. Le fils sera sauvé par sa mère qui lui demande de se cacher chez les voisins. Ce sera le geste de trop. O. Niass transfère son ire vers la dame qu’il roue de coups avant de mettre le feu à ses habits. Incontrôlable, il la chasse de la maison. Contrainte de dormir à la rue, W. Diarra sera surprise dans son sommeil par son époux qui l’attaque à la machette, la blessant grièvement à la cuisse.
Secourue par une voisine, W. Diarra est prise en charge dans une structure sanitaire et bénéficie d’un certificat médical attestant d’une incapacité de travail de 10 jours. Cependant, elle n’était pas encore tirée des griffes de son époux. Qui l’a rejoint dans sa maison prise en location pour la sommer de retourner au domicile conjugal avec leur 5 enfants. Ce que refuse la dame. Une attitude qu’O. Niass ne cautionne pas. Dans un état second, il s’empare d’une bouteille d’essence et menace de mettre le feu sur sa conjointe.
La goutte de trop pour W. Diarra qui se rend à la gendarmerie pour porter plainte contre son époux indélicat. Ce dernier est arrêté et placé sous mandat de dépôt à la maison d’arrêt et de correction (Mac) de Mbour. Avant-hier, jeudi, à la barre, les deux conjoints ont donné chacun sa version des faits. O. Niass réfute les accusations portées contre sa personne là où son épouse raconte un quotidien fait de violences et de brimades et un (1) million de Fcfa en guise de dommages et intérêts.
Pour le procureur de la République qui a longuement sermonné le mis en cause, sa culpabilité ne souffre d’aucun doute. Il requiert à son encontre une peine d’emprisonnement de 6 mois ferme. Le délibéré est fixé au 12 novembre prochain.