La BCEAO met en garde contre de fausses informations sur les billets de l’UMOA
Des messages consacrés à la circulation de faux billets dans l’espace de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) sont largement relayés dans les réseaux sociaux, accompagnés de prétendues techniques permettant de distinguer les vraies coupures des fausses. Face à cette situation, la Bceao rappelle que toutes les méthodes d’authentification ne se valent pas. Dans un communiqué, l’Institut d’émission invite les populations à la plus grande prudence.
Selon la Banque centrale, le recours à des procédés de vérification qui n’ont pas été validés officiellement peut créer davantage de confusion qu’il n’apporte de garanties. Un utilisateur peut ainsi être amené à accepter une contrefaçon qu’il croit authentique. À l’inverse, un billet parfaitement valable pourrait être injustement refusé sur la base d’un critère erroné.
Pour éviter ces situations, la Banque centrale recommande aux usagers de s’en tenir exclusivement aux informations qu’elle met à disposition. Elle les invite notamment à consulter son site officiel, et plus particulièrement la rubrique «Billets et pièces». Cette plateforme constitue la référence pour obtenir des renseignements fiables sur les signes monétaires émis par la Bceao et sur les éléments permettant de vérifier leur authenticité. Une précaution d’autant plus importante que les réseaux sociaux favorisent une propagation rapide d’informations dont l’origine et la fiabilité ne sont pas toujours établies.
Au-delà de la mise en garde, la Bceao hausse également le ton à l’endroit des auteurs de communications susceptibles de fragiliser la confiance dans les billets et pièces en circulation dans l’espace communautaire. L’Institut d’émission indique se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les personnes à l’origine de messages «de nature à saper la confiance» dans les signes monétaires qu’il émet. En filigrane, le message de la Banque centrale est clair : face aux rumeurs et aux prétendues astuces diffusées en ligne, la vérification doit rester encadrée par les informations officielles. Dans l’espace Umoa, la vigilance contre la contrefaçon passe donc aussi par la lutte contre la désinformation.