Le médecin blessé par balle au niveau de l’abdomen du côté gauche
Depuis son lit d’hôpital à Dalal Jamm, le jeune médecin interne S.F. Seck, âgé de 27 ans, a livré aux enquêteurs le récit glaçant de la fraction de seconde où sa vie a basculé. Blessé par balle au niveau de l’abdomen du côté gauche, le praticien d'origine kaolackoise, domicilié au quartier Fith Mith, a tenu à apporter des précisions capitales qui réorientent totalement les investigations de la police.
C’est en se levant pour fermer les fenêtres de sa cuisine, qu’il a été soudainement fauché par le projectile
Son témoignage, recueilli directement dans sa chambre d'hospitalisation par le procureur de la République de Pikine-Guédiawaye, le préfet et le commissaire central, lève le voile sur les circonstances exactes de ce drame qui secoue le corps médical de l’hôpital Dala Jamm.Selon ses propres déclarations, le jeune médecin se trouvait tranquillement dans son appartement situé au deuxième étage, lorsqu’il a été intrigué par des bruits suspects provenant de l'extérieur. C’est en se levant précipitamment, par simple réflexe de sécurité pour fermer les fenêtres de sa cuisine, qu’il a été soudainement fauché par le projectile.
«J'ai été atteint à ce moment précis», a-t-il soufflé aux autorités, encore sous le choc. Fait majeur qui écarte, pour l'heure, l'idée d'un affrontement de rue direct : S.F. Seck a formellement assuré qu'il n'avait ressenti aucune émanation de fumée ni de gaz lacrymogène au moment de l’impact. Poursuivant sa déposition, l'interne a fourni un détail topographique crucial pour l'enquête balistique : la fenêtre depuis laquelle il a été ciblé ne s'ouvre pas sur la grande voie publique goudronnée, mais donne plutôt sur un patio intérieur donnant sur une ruelle secondaire, séparée de son immeuble par une maison mitoyenne.
La Police scientifique a cartographié la ligne de mire du tireur.
Pour appuyer ses dires, le blessé a montré au Procureur son sous-vêtement blanc, maculé de sang et transpercé d'un orifice net. Le projectile, toujours logé dans son abdomen, attend d'être extrait par le médecin de garde pour livrer tous ses secrets. Fort de ce témoignage oculaire de premier plan, le chef du parquet a immédiatement fait «geler» le domicile par la Police technique et scientifique (Dpts) afin de cartographier la ligne de mire du tireur.