Mbour : après cinq heures de sommeil, O. Boye se réveille enfermé dans sa propre chambre
Les faits remontent au 2 septembre à Mbour. Selon le récit rapporté par L’Observateur , O. Boye se serait rendu dans un bar de la ville où il aurait fait la connaissance d’A. Camara. Après leurs échanges, les deux personnes auraient convenu de poursuivre la soirée au domicile de l’homme, moyennant 10 000 francs CFA, somme qui aurait été réglée par transfert via Wave.
Une nuit qui tourne mal
Une fois arrivés à l’appartement, O. Boye aurait invité la jeune femme dans sa chambre. Après leur moment d’intimité, l’homme se serait profondément endormi. Selon les accusations rapportées par le plaignant, A. Camara aurait attendu plusieurs heures avant de prendre 250 000 francs CFA qui se trouvaient sous le lit ainsi qu’un iPhone 13. Elle aurait également récupéré la clé de l’appartement avant de quitter les lieux, laissant O. Boye enfermé dans sa propre chambre. À son réveil, aux environs de 13 heures, le plaignant aurait constaté la disparition de son invitée, de son argent et de son téléphone. Il aurait également découvert qu’il était enfermé. Il aurait finalement réussi à sortir grâce à un double de la clé qu’il conservait dans le salon.
La prévenue interpellée
Après avoir retrouvé sa liberté, O. Boye aurait entrepris des recherches pour retrouver la jeune femme. Celle-ci aurait finalement été interpellée au centre-ville de Mbour, avant d’être conduite au commissariat urbain de Saly Portudal. Déférée au parquet, A. Camara a ensuite été placée sous mandat de dépôt. Les deux parties ont comparu devant le tribunal d’instance de Mbour jeudi dernier.
A. Camara conteste le vol
À l’audience, la prévenue aurait d’abord nié avoir rencontré O. Boye. Des éléments évoqués dans le dossier, notamment un transfert d’argent et le témoignage du chauffeur de taxi qui aurait transporté les deux protagonistes, ont toutefois été présentés. Elle a ensuite reconnu s’être rendue au domicile du plaignant et avoir eu une relation intime avec lui, tout en continuant de nier avoir pris son argent ou son téléphone. Le procureur de la République a requis deux ans d’emprisonnement, dont six mois ferme à l’encontre de la prévenue. Le tribunal d’instance de Mbour a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 12 novembre 2026, selon les informations rapportées par L’Observateur.