Mbour : un célèbre chef religieux poursuivi pour coups et blessures sur sa femme
Une altercation qui dégénère
Selon les éléments rapportés à l’audience, une violente dispute aurait opposé les deux époux le jour de la Korité. L’affaire serait partie d’une sortie que l’épouse voulait effectuer pour faire une course dans une boutique située à proximité du domicile. Son mari aurait tenté de l’en empêcher en récupérant les clés de l’appartement. La situation aurait ensuite dégénéré en altercation physique. D’après le témoignage de la plaignante, le chef religieux lui aurait asséné un violent coup de tête, lui causant des blessures au visage. Alertés par les bruits de la dispute, des voisins seraient intervenus pour mettre fin à l’altercation. La femme s’est ensuite rendue au commissariat de Saly Portudal pour déposer une plainte.
Le mis en cause conteste les violences
Devant la barre, le chef religieux a rejeté les accusations de violences physiques. Il a affirmé n’avoir jamais levé la main sur son épouse, qu’il accuse notamment de comportements qu’il juge problématiques. Il a également expliqué qu’il assumait ses responsabilités au sein du foyer et que son épouse ne manquait, selon lui, de rien. Il a notamment évoqué son propre handicap visuel, survenu à la suite d’une intervention chirurgicale effectuée au Maroc. Le prévenu aurait par ailleurs reconnu l’existence de profondes tensions au sein du couple et reproché à son épouse certaines fréquentations. Il affirme que la décision de l’éloigner de leur enfant de cinq ans était liée à ces préoccupations.
Une relation conjugale décrite comme conflictuelle
À la barre, l’épouse a, pour sa part, décrit une relation conjugale marquée depuis plusieurs années par des épisodes de violences et des désaccords persistants. Elle affirme que le couple ne vit plus en harmonie et reproche à son mari de refuser de lui accorder le divorce malgré la dégradation de leur relation. La plaignante soutient également que les violences se seraient répétées au fil des années et dit ne plus supporter cette situation. Le parquet a requis l’application de la loi. Après les débats, le tribunal d’instance de Mbour a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu le 24 septembre 2026.