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La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a rejeté, ce jeudi 20 août 2026, la demande de libération d’office introduite par les avocats de Nabou Lèye. Détenue dans le cadre du double meurtre d’Aziz Dabala et de Boubacar Gano, la danseuse reste ainsi en détention provisoire, près de deux ans après le début de l’affaire.
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Nouveau revers judiciaire pour Nabou Lèye dans l’affaire du double meurtre d’Abdoul Aziz Ba, dit « Aziz Dabala », et de Boubacar Gano, alias « Wally ». La Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar a décidé, ce jeudi 20 août 2026, de rejeter la demande de libération d’office formulée par ses conseils. La danseuse, détenue dans le cadre de cette affaire, espérait retrouver la liberté après près de deux années de procédure judiciaire. Les deux victimes avaient été retrouvées mortes dans leur appartement de Pikine Technopole, dans la nuit du 18 au 19 août 2024.

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Une procédure marquée par plusieurs rebondissements

Nabou Lèye avait été placée sous mandat de dépôt le 28 août 2024. Après un peu plus de deux mois de détention, elle avait bénéficié d’une liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire. La situation avait toutefois évolué à la suite du revirement du principal suspect, Mamadou Lamine Diaw, dit « Modou Lô ». Après avoir initialement livré des aveux, celui-ci avait par la suite mis en cause Nabou Lèye ainsi que l’artiste Tarba Mbaye, évoquant notamment des vidéos compromettantes qui auraient appartenu à Aziz Dabala. À la suite de ces nouveaux éléments, le contrôle judiciaire de Nabou Lèye avait été révoqué à la fin de l’année 2025. Elle avait alors été de nouveau placée sous mandat de dépôt et poursuivie notamment pour association de malfaiteurs, complicité d’assassinat et actes de barbarie.

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La défense contestait la durée de la détention

Les avocats de la danseuse avaient saisi la Chambre d’accusation le 22 juillet dernier pour demander sa libération. La défense estimait notamment que les délais légaux de détention provisoire n’avaient pas été respectés. Les conseils de Nabou Lèye avaient également mis en avant des résultats d’analyses ADN qui, selon eux, seraient compatibles avec les déclarations de leur cliente. Depuis le début de la procédure, cette dernière nie toute implication dans le double meurtre, aussi bien devant les enquêteurs que devant le juge d’instruction. Malgré les arguments avancés par la défense, la juridiction d’appel a décidé de maintenir Nabou Lèye en détention. La danseuse reste donc incarcérée dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

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