Mort du Colonel Claude Pivi : le condamné pour crimes contre l’humanité disparaît derrière les barreaux
Le colonel Claude Pivi, ancien haut responsable militaire guinéen, est décédé en détention, a annoncé ce mardi le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry dans un communiqué officiel. L’ex-officier purgeait une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité en lien avec les violences survenues le 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Selon les autorités judiciaires, Claude Pivi souffrait de plusieurs pathologies chroniques, notamment le diabète, l’hypertension artérielle et la goutte.
Ces affections faisaient l’objet d’un suivi médical régulier depuis son incarcération. Toutefois, le Parquet général indique qu’une non-observance du traitement aurait entraîné une grave dégradation de son état de santé. Le 4 janvier 2026, le détenu a été victime d’une hypoglycémie sévère, nécessitant son évacuation en urgence à l’Hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré. Malgré une prise en charge médicale intensive durant deux jours, son état s’est aggravé. Le décès est survenu le mardi 6 janvier 2026, dans un « tableau de coma hypoglycémique », selon le médecin traitant.
Reconnu coupable pour sa responsabilité de commandement dans les événements tragiques du 28 septembre 2009, le colonel Claude Pivi avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-cinq ans. Ce verdict historique s’inscrivait dans le cadre du procès des auteurs présumés du massacre du stade de Conakry, qui avait coûté la vie à de nombreux civils. Pour rappel, après une évasion de prison largement médiatisée, l’ancien officier avait été interpellé puis réincarcéré le 19 septembre 2024 à la maison centrale de Coyah afin d’y purger sa peine.