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Ndiap Zo, "Diodio", Arona Benga, Nogaye "Bété Bété"... : ces célébrités qui ont vécu l'enfer avec la drogue

La dépendance aux drogues peut toucher n'importe qui, même les célébrités, qui se retrouvent, depuis queques temps, interpellés, poursuivis ou condamnés.
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Stars et drogue, une vieille histoire

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Certaines stars ont connu une période sulfureuse en consommant de la drogue. Ils ont été interpellés, poursuivis et condamnés. En juin dernier, le danseur Ndiap Zo, qui évolue aux côtés de l’artiste Wally Seck, a été interpellé avec plusieurs autres personnes dans le cadre d’une enquête menée par la Brigade de recherches de Keur Massar. Les investigations portaient notamment sur des soupçons de détention et d’usage de drogues. Des substances présentées comme de l’ecstasy et de la cocaïne auraient été découvertes dans un appartement à Ouest-Foire.

Ndiap Zo et la drogue retrouvé dans un appartement à Ouest Foire

Le danseur aurait reconnu sa consommation, tout en rejetant les accusations de participation à un trafic. Quelques jours plus tard, c’est le monde des séries qui s’est retrouvé sous les projecteurs. Mame Diarra Diop, connue sous le nom de «Diodio» dans «Baabel», avait été interpellée après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo la montrant en train de manipuler et d’inhaler une substance présentée comme suspecte.

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Diodio et la condamnation à deux mois ferme

L’enquête avait conduit les gendarmes dans un appartement à Zac Mbao, où des produits et résidus présentés comme stupéfiants avaient été retrouvés. À la barre, l’actrice a contesté avoir consommé de la drogue. Elle a notamment soutenu que ce qu’elle fumait sur la vidéo était une cigarette électronique et expliqué que la séquence avait été réalisée avec le téléphone d’une connaissance, puis diffusée plusieurs mois plus tard. Le tribunal l’a finalement condamnée à deux ans d’emprisonnement, dont deux mois ferme, tandis que les deux autres prévenus ont été relaxés.

Arona Benga et la consommation de cocaïne

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Le dossier d’Amadou Bia Sow, alias Arona Benga, est venu prolonger cette série d’affaires. Interpellé à Rufisque dans le cadre d’une opération policière, l’acteur a reconnu devant les enquêteurs avoir consommé de la cocaïne. Son nom apparaît également dans le volet de l’enquête consacré à l’offre et à la cession de stupéfiants. À l’audience, il a cependant contesté toute implication dans un trafic. Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre lui et ses co-prévenus, le tribunal devant rendre sa décision dans les jours à venir.

Nogaye Thiam et la soirée privée à Pullman

L’affaire concernant Ndèye Thiam, plus connue sous le nom de «Nogaye» dans «Bété Bété», présente, elle, une autre configuration. Tout est parti d’une plainte pour la disparition d’une montre lors d’une soirée privée dans un hôtel dakarois. Les investigations ont ensuite fait apparaître des soupçons de consommation de stupéfiants au cours de la soirée. L’actrice et les autres personnes présentes avaient reconnu avoir consommé une substance appelée «ballon», tout en contestant les accusations de vol. Le 9 septembre, le tribunal des flagrants délits de Dakar a finalement relaxé les cinq prévenus.

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L'affaire Hiba Thiam, morte après une overdose

À ces dossiers récents s’ajoutent d’autres affaires ayant marqué les esprits. En 2020, le nom de l’homme d’affaires Dame Amar avait notamment été associé à l’affaire Hiba Thiam, morte lors d’une soirée privée aux Almadies. Poursuivi pour détention de drogue destinée à sa consommation personnelle et non-assistance à personne en danger, il avait été condamné en janvier 2021, à six mois de prison ferme, une peine déjà couverte par sa détention provisoire.

Le cas du lutteur Liss Ndiago

Quelques années plus tard, son nom est réapparu dans une nouvelle procédure liée aux stupéfiants, dans laquelle le lutteur Liss Ndiago avait également été interpellé. Ces affaires, aux contours judiciaires différents, ont un point commun : elles font tomber, l’espace d’un instant, le rideau qui sépare la personnalité publique de l’individu privé.

Le constat d'un psychosociologue

«Il y a une distinction à faire entre leur être et leur paraître. Les spectateurs et les fans ne voient que leur paraître. Or, intérieurement, ce sont des gens aussi qui vivent des difficultés internes», analyse le psychosociologue Abdou Khadre Sanoko. Pour le spécialiste interrogé par L'OBS, la notoriété peut créer un décalage entre l’image projetée et la réalité vécue. Le personnage construit pour le public peut finir par prendre une place considérable dans l’existence de celui qui l’incarne. Certains peuvent alors éprouver des difficultés à concilier leur identité personnelle avec les exigences de leur statut.

Le parcours d’Arona Benga illustre, à travers son propre récit, cette possible fragilité. L’acteur, devenu rapidement populaire grâce à ses rôles dans plusieurs séries, a lui-même évoqué les difficultés liées à sa soudaine notoriété et à l’impact de celle-ci sur sa vie personnelle. Lors de la procédure judiciaire, il a également décrit une période particulièrement difficile précédant sa consommation. Mais la vulnérabilité ne tient pas uniquement à la célébrité. Elle peut aussi naître de l’environnement dans lequel celle-ci s’exerce.

Nuits blanches, déplacements, spectacles, concerts, pression des résultats, concurrence, sollicitations permanentes : le monde du spectacle impose parfois un rythme auquel tous ne réagissent pas de la même manière. «Ce n’est pas évident d’être toujours au-devant de la scène», relève Abdou Khadre Sanoko, qui parle d’«hyper pression sociale». Une pression qui, selon lui, peut se traduire par des nuits écourtées, des insomnies et une fatigue permanente. Certains peuvent alors chercher des produits pour tenir, rester éveillés ou retrouver momentanément de l’énergie.

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