Une attaque contre une base militaire
Des jihadistes de la Province de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), branche dissidente et rivale de Boko Haram, ont attaqué dans la nuit de mardi à mercredi un avant-poste militaire à Kukawa, dans l’État de Borno, près du lac Tchad. Selon une source militaire citée par l’AFP, les assaillants ont échangé des tirs avec les soldats pendant près de quatre heures, jusqu’à l’aube. « Ils ont emporté des armes avant d’être chassés de la base par des avions de chasse », a indiqué cette source, faisant état de 10 soldats tués et 13 blessés. Un « grand nombre » de jihadistes auraient également été tués au cours des affrontements.
Au moins 25 jihadistes tués, selon l’armée
Dans un communiqué, l’armée nigériane affirme que 14 corps de jihadistes ont été retrouvés sur les lieux et estime qu’« au moins » 25 combattants ont été tués au total. Le bilan des pertes au sein de l’armée n’a toutefois pas été précisé dans ce communiqué. Karta Maina Ma'aji Lawan, membre de l’Assemblée de l’État de Borno, a confirmé le bilan communiqué par les sources militaires. Il a également indiqué que trois membres de la Force civile conjointe avaient été blessés.
La population prise de panique
Les combats ont également affecté les habitants de Kukawa. Zarami Grema, 47 ans, résident de la localité, a déclaré à l’AFP que son frère avait été blessé par une balle perdue.Un autre habitant, Alibe Kurama, 53 ans, a décrit une situation de forte tension pendant les quatre heures de tirs, affirmant que les affrontements avaient « semé une véritable panique parmi les habitants ».
Une recrudescence des attaques jihadistes
L’insurrection jihadiste sévit depuis près de 17 ans dans le nord-est du Nigeria. Après avoir connu un pic il y a une dizaine d’années, les violences avaient diminué avant de repartir à la hausse au cours des deux dernières années. L’année dernière a notamment été marquée par plusieurs attaques contre des installations militaires. Les jihadistes sont parvenus, à plusieurs reprises, à prendre temporairement le contrôle de bases avant d’emporter des armes et du matériel.