Publicité

Politique migratoire : Washington expulse plus de 25 000 étrangers vers des pays tiers

Les États-Unis ont expulsé plus de 25 000 étrangers vers des pays tiers depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025. Selon une enquête menée par Forbidden Stories et plusieurs médias internationaux, ces expulsions concernent des personnes envoyées dans des pays avec lesquels elles n’ont parfois aucun lien.
Publicité

Plus de 25 000 personnes concernées

Publicité

Les États-Unis ont expulsé au moins 25 447 migrants vers des pays tiers depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, selon une enquête publiée lundi 21 septembre 2026 par Forbidden Stories, en collaboration avec plusieurs médias internationaux. Ces personnes ont été envoyées dans des pays qui ne sont pas nécessairement leur pays d’origine et avec lesquels elles n’ont parfois aucun lien. D’après les données compilées dans le cadre de cette enquête, près de 20 000 migrants ont été transférés vers le Mexique. Les autres ont été répartis dans 27 pays d’Amérique latine, d’Afrique et du Pacifique. Des accords auraient également été conclus avec sept autres pays.

Des accords avec plusieurs pays

Cette politique repose notamment sur des accords conclus par Washington avec des pays tiers afin d’accueillir des migrants qui ne peuvent pas être renvoyés directement dans leur pays d’origine. Selon l’enquête, les États-Unis auraient conclu des arrangements avec 35 pays. Les modalités varient selon les États concernés, notamment concernant les nationalités acceptées et le profil des personnes expulsées. L’administration américaine aurait par ailleurs prévu environ 410 millions de dollars pour ces opérations, sous forme de paiements aux pays d’accueil ou à des agences des Nations unies.

Publicité

Des expulsions contestées devant la justice

La politique américaine d’expulsion vers des pays tiers fait également l’objet d’un important contentieux judiciaire. Le 18 septembre 2026, une cour d’appel fédérale américaine a jugé illégale la procédure permettant d’expulser rapidement des migrants vers des pays tiers sans leur accorder une possibilité suffisante de faire valoir leurs craintes concernant leur sécurité. Le juge fédéral Seth Aframe a estimé que les personnes concernées devaient bénéficier d’une possibilité « meaningful » de présenter leurs inquiétudes avant leur transfert. La décision intervient après une première décision rendue en février contre cette politique. 

Des expulsions contestées devant la justice

Publicité

La politique américaine d’expulsion vers des pays tiers fait également l’objet d’un important contentieux judiciaire. Le 18 septembre 2026, une cour d’appel fédérale américaine a jugé illégale la procédure permettant d’expulser rapidement des migrants vers des pays tiers sans leur accorder une possibilité suffisante de faire valoir leurs craintes concernant leur sécurité. Le juge fédéral Seth Aframe a estimé que les personnes concernées devaient bénéficier d’une possibilité « meaningful » de présenter leurs inquiétudes avant leur transfert. La décision intervient après une première décision rendue en février contre cette politique. 

Washington défend sa politique

Le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) défend pour sa part le recours à ces expulsions. Dans une déclaration rapportée par ABC News, le ministère a affirmé que les personnes concernées avaient été expulsées vers « un pays sûr » et que les autorités américaines « appliquent la loi telle qu’elle est écrite ».

Publicité