Une consommation en hausse
Face aux interrogations des consommateurs, Papa Toby Gaye rappelle qu’aucune nouvelle grille tarifaire n’a été appliquée récemment. Il souligne notamment que le prix de la première tranche du Woyofal avait été réduit en décembre dernier. Selon le directeur général de Senelec, l’impression d’une diminution plus rapide des crédits s’explique principalement par l’évolution de la consommation des ménages. « Le prix de la première tranche du Woyofal a été réduit en décembre dernier. Depuis, il n’y a pas eu de nouvelle grille tarifaire », a-t-il expliqué. Avec l’augmentation de la demande en électricité, les ménages consomment davantage de kilowattheures. Le crédit acheté est donc mécaniquement épuisé plus rapidement.
Plus la demande augmente, plus le coût de production évolue
Papa Toby Gaye évoque également le fonctionnement du parc de production électrique pour expliquer les mécanismes qui peuvent influencer le coût de l’électricité. Toutes les centrales ne produisent pas au même coût. Lorsque la demande reste limitée, Senelec peut s’appuyer sur les unités dont le coût de production est relativement moins élevé. En revanche, lorsque la consommation augmente fortement, d’autres moyens de production, plus coûteux, doivent être mobilisés. « Toutes les centrales ne produisent pas au même coût. Quand la demande augmente, on est amené à appeler des centrales dont le coût de production est plus élevé », a expliqué le DG. Pour illustrer cette différence, il cite notamment la centrale Scaling Solar, dont le coût de production serait situé autour de 27 à 30 francs CFA le kilowattheure, contre environ 48 francs CFA pour la centrale à charbon de Sendou. Cette différence de coûts intervient dans la réflexion autour de la tarification progressive de l’électricité. Une autre piste pourrait également être envisagée, avec une tarification variable selon les périodes de consommation, notamment entre heures « pleines » et heures « creuses ».
Près de 900 000 clients dans la première tranche
La question du prix de l’électricité se pose également pour les ménages à faible niveau de consommation. Selon Papa Toby Gaye, près de 900 000 clients de Senelec se trouvent actuellement dans la première tranche. Le directeur général estime que cette situation mérite une réflexion sur la manière de déterminer le prix réellement payé par les différents profils de consommateurs. « Il faut se demander si une tarification moyenne, qui répartirait différemment les coûts de production, correspondrait réellement au juste prix pour les 900 000 clients qui sont dans la première tranche », a-t-il indiqué.
Senelec écarte un problème généralisé des compteurs
Concernant les soupçons de dysfonctionnement des compteurs Woyofal, Papa Toby Gaye réfute l’existence d’un problème généralisé. Il rappelle que les compteurs sont soumis à un processus d’étalonnage avant leur mise en service et que cette opération relève de la Direction de la métrologie et du contrôle. « Les compteurs sont étalonnés par la Direction de la métrologie et du contrôle avant leur mise en service », a-t-il précisé. Le DG reconnaît toutefois que des incidents individuels peuvent se produire. « Il arrive parfois qu’il y ait des compteurs qui se détraquent », a-t-il reconnu, invitant les clients confrontés à ce type de situation à signaler leur problème afin qu’un contrôle puisse être effectué.