"L’État du Sénégal cumule 1 956 milliards de francs CFA d’arriérés de paiement, une situation qui, selon lui, constitue un sérieux facteur de blocage pour l’économie nationale et pèse lourdement sur l’activité des entreprises", a-t-il déploré. Face à cette contrainte, le chef du gouvernement entend faire du règlement des arriérés de l’État l’une des priorités de son action gouvernementale. Il a insisté sur la nécessité, pour la puissance publique, de s’acquitter de ses engagements financiers, estimant que la crédibilité de l’État se mesure également à sa capacité à honorer ses dettes.
Pour Alhaminou Lô, le paiement de ces arriérés ne relève donc pas seulement d’une exigence comptable ou budgétaire. Il constitue un impératif économique et institutionnel. En apurant progressivement ses dettes, l’État entendrait redonner de l’oxygène au secteur privé, restaurer la confiance des opérateurs économiques et fluidifier les mécanismes de financement de l’économie.