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Rejet de la LFR : Cheikh Diba sort de ses gonds et recadre l’opposition

Après le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par les députés, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a vivement réagi aux critiques de l’opposition sur la gestion budgétaire du gouvernement. Entre contestation des accusations d’insincérité budgétaire, défense des mécanismes de rectification des finances publiques et échanges tendus avec les parlementaires, le ministre a notamment lancé plusieurs « Thiakhane bakhoul ! » à l’endroit de ses contradicteurs.
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Le débat autour du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 a donné lieu à de vifs échanges à l’Assemblée nationale. Face aux critiques formulées par les députés de l’opposition, qui ont notamment évoqué une insincérité budgétaire et un manque de rigueur dans la gestion des finances publiques, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est monté au créneau pour défendre le texte présenté par le gouvernement. Visiblement agacé par certaines interventions, le ministre a tenu à recadrer les débats, rejetant les arguments avancés pour justifier le rejet de la LFR. « La sincérité budgétaire, ça ne se pose pas en ces termes », a-t-il déclaré devant les parlementaires. Dans une intervention ponctuée d’interruptions et de répliques à l’endroit de l’opposition, Cheikh Diba a également lancé à plusieurs reprises : « Thiakhane bakhoul ! », une expression wolof que l’on peut traduire par « les enfantillages, ça suffit ! ». Répondant aux interpellations sur le rendement de son équipe, le ministre a notamment invoqué ses relations de travail avec l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko et le président de séance, El Hadji Malick Ndiaye, pour défendre son engagement et celui de ses collaborateurs. « Vous pouvez dire que nous ne travaillons pas, mais votre mentor, l’ancien Premier ministre, ne le dira jamais », a-t-il rétorqué.

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La sincérité budgétaire au cœur de la controverse

Sur le fond, Cheikh Diba a contesté l’utilisation de la notion de sincérité budgétaire pour remettre en cause le projet de loi. Il a rappelé que les lois de finances rectificatives constituent des instruments prévus par les textes encadrant la gestion des finances publiques, notamment la Constitution et la loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Pour étayer son argumentaire, le ministre est revenu sur les différentes étapes de l’exécution budgétaire, évoquant les ajustements opérés au cours de l’exercice 2025. Selon lui, le recours à une loi de finances rectificative permet précisément de tenir compte de l’évolution des recettes et des dépenses par rapport aux prévisions initiales. « Chaque fois qu'on s'écarte des prévisions que nous avions ici retenues de commun accord, on revient présenter les modifications pour revenir à la bonne trajectoire. C'est cela, la sincérité budgétaire », a-t-il expliqué. Le ministre estime ainsi que les rectifications budgétaires ne constituent pas, en elles-mêmes, une preuve d'insincérité, mais répondent à une nécessité d'adaptation de la programmation financière à la réalité de l'exécution.

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173,3 milliards de francs CFA recouvrés sur 762 milliards attendus

Au cours de son intervention, Cheikh Diba a également abordé la question du recouvrement des recettes publiques. Il a révélé qu'à la fin du mois de septembre, les montants effectivement recouvrés s'élevaient à 173,3 milliards de francs CFA, alors que les prévisions tablaient sur 762 milliards de francs CFA. Ces chiffres font apparaître un écart important entre les objectifs de recettes et les montants mobilisés à cette échéance. Une situation qui a alimenté les interrogations des parlementaires sur les performances budgétaires de l'État. Malgré ces critiques, le ministre a défendu le travail de ses services et récusé les attaques visant les cadres et techniciens de son département. Il a notamment insisté sur la nécessité de distinguer les difficultés liées à l'exécution budgétaire des accusations portées contre l'administration financière.

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