Reug-Reug blanchit par son oncle : "C’est moi. Pas lui. Il ne savait rien. Il a juste transporté un carton"
«Je ne savais pas ce qu’il y avait dans ce carton»
L’oncle du lutteur essaie de le sauver en réclamant la propriété des billets
Lors de son premier face-à-face avec les enquêteurs, le lutteurReug-Reug a tenté de sauver sa peau. C’est alors qu’intervient Amadou B. Ndiaye, dit «Usine». L’oncle, le présumé cerveau, décide de prendre les devants. Il veut blanchir son neveu. Il revendique la paternité de l’ensemble des billets noirs saisis. Près d’un milliard de francs Cfa. «C’est moi. Pas lui. Il ne savait rien. Il a juste transporté un carton.» Les gendarmes notent. Ils enregistrent. Mais ils ne sont pas dupes. Ils savent que «Usine» cherche à protéger Reug-Reug. Peut-être par affection. Peut-être par calcul. Peut-être parce qu’il sait que le champion, s’il tombe, entraîne tout le monde avec lui.
Pendant ce temps, un autre suspect, Diégane Faye dit «Saltigué», décide de collaborer. Lui ne tourne pas autour du pot. Il reconnaît les faits. Il dit même que les billets noirs lui ont été remis par un promoteur influent, actif dans le monde de l’hippisme et de la lutte. Un homme d’affaires en cavale. Saltigué affirme détenir des preuves de sa connexion avec ce réseau. Son témoignage pourrait faire tomber d’autres têtes. Et il enfonce un peu plus Reug-Reug.
Ce dernier, lui, reste silencieux. Il sait que sa carrière, sa réputation, tout ce qu’il a construit, est en jeu. Il a été un modèle pour des milliers de jeunes. Un symbole de force et de courage. Mais aujourd’hui, ce n’est pas dans une arène qu’il se bat. C’est dans un bureau, face à des hommes qui ne se laissent pas impressionner par les titres. Il doit expliquer l’inexplicable. Justifier l’injustifiable. Et il n’y arrive pas.