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Sénégal vs CAF : les arguments qui contestent la défaite des Lions sur tapis vert

La décision de la Confédération africaine de football (CAF) de sanctionner le Sénégal par un forfait face au Maroc continue de faire débat. Une voix discordante au sein même de l’instance remet en cause les fondements juridiques de cette décision.
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La polémique autour de la finale opposant le Sénégal au Maroc prend une nouvelle tournure. Selon des informations relayées par L’Observateur, Faustino Varela Monteiro, vice-président du jury d’appel de la CAF, s’oppose à la décision ayant donné match perdu aux Lions sur tapis vert (3-0). Une position rare qui fragilise davantage une décision déjà contestée.

  1. Premier point soulevé : une interprétation jugée trop rigide du règlement. Monteiro estime que l’article 82 a été appliqué de manière « mécanique », sans tenir compte du contexte réel du match. Selon lui, parler d’abandon est juridiquement discutable dans la mesure où la rencontre a repris et s’est achevée normalement. Il considère ainsi que le texte invoqué ne correspond pas à la situation observée sur le terrain.

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  1. Deuxième argument avancé : l’autorité de l’arbitre. En référence aux lois de la Fédération internationale de football association (FIFA), il rappelle que l’arbitre est le seul habilité à juger des faits de jeu. Or, dans ce cas précis, l’officiel n’a jamais signalé un abandon du Sénégal. Au contraire, il a ordonné la reprise de la partie, qui s’est poursuivie jusqu’à son terme.

  1. Troisième élément : l’absence de retrait définitif de l’équipe sénégalaise. Même si un moment de tension a pu laisser penser à une sortie du terrain, les joueurs sont finalement revenus pour continuer le match. Pour Monteiro, cette continuité prouve que le lien avec la rencontre n’a jamais été rompu de façon irréversible.

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  1. Enfin, le responsable met en garde contre les conséquences d’une telle décision. En s’appuyant sur la jurisprudence du Tribunal arbitral du sport (TAS), il souligne que les décisions arbitrales doivent rester souveraines. Revenir sur le résultat d’un match terminé sur le terrain pourrait, selon lui, fragiliser la crédibilité des compétitions africaines.

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