Tribunal de Pikine-Guédiawaye : Rox, Jessica, Narou et Ramz fixées sur leur sort
Rox et Jessica condamnées à six mois ferme
Rokhaya Fall, alias Rox la Chancelière, a été reconnue coupable de plusieurs faits, notamment d’association de malfaiteurs, d’injures commises par le biais d’un système informatique à l’encontre d’Adji Mass Gaye et de menaces de mort envers Khadidiatou Kébé, dite Jessica. Le tribunal l’a condamnée à deux ans de prison, dont six mois ferme, ainsi qu’à une amende de 100 000 francs CFA. Elle devra également verser 2 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Adji Mass Gaye. Rox a toutefois été relaxée sur plusieurs autres chefs, notamment ceux liés à la divulgation de données à caractère personnel et à certaines atteintes à la vie privée. De son côté, Khadidiatou Kébé, alias Jessica, a également écopé de deux ans de prison, dont six mois ferme, ainsi que de 100 000 francs CFA d’amende. Le tribunal l’a relaxée pour certains chefs et a procédé à des requalifications sur d’autres faits.
Narou et Ramz également condamnées
Nafissatou Fall, connue sous le nom de Narou Karma, a été condamnée à deux ans de prison, dont trois mois ferme, assortis d’une amende de 100 000 francs CFA. Ramatoulaye Diaw, alias Ramz Yago, a, pour sa part, écopé de deux ans de prison, dont un mois ferme, ainsi que d’une amende de 50 000 francs CFA.
Des faits requalifiés par le tribunal
Dans cette affaire, le tribunal a également procédé à plusieurs relaxes et requalifications. Pour Rox, Jessica et Ramz, les faits initialement poursuivis sous la qualification de distribution d’images et de vidéos contraires aux bonnes mœurs ont notamment été requalifiés en « discours contraire aux bonnes mœurs ». Les trois prévenues ont été déclarées coupables de cette nouvelle qualification.
Plusieurs plaintes retirées
Le dossier regroupait trois procédures distinctes qui avaient été jointes par le tribunal. Les poursuites portaient notamment sur des faits présumés d’association de malfaiteurs, d’injures publiques, de menaces de mort, d’atteinte à la vie privée et de diffusion de contenus contraires aux bonnes mœurs. Le tribunal a par ailleurs constaté l’extinction de l’action publique concernant certaines accusations d’injures liées à des contenus informatiques, à la suite du retrait de plaintes par certaines parties civiles. Sur le volet civil, plusieurs parties ont également renoncé à leurs demandes. Adji Mass Gaye a toutefois maintenu sa constitution de partie civile et obtenu 2 millions de francs CFA de dommages et intérêts à la charge de Rox.