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Un homme violait des chèvres la nuit

Au total six animaux de cette ferme ont été violés, certains à plusieurs reprises, et cinq plaintes ont été déposées.
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Aux Pennes-Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône, une éleveuse a porté plainte après deux mois de sévices sexuels infligés à ses chèvres par un homme. Grâce à des caméras, le suspect a été interpellé en flagrant délit, mettant fin à un calvaire éprouvant pour la famille et les animaux.

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Pendant deux mois, ses chèvres sont victimes de sévices sexuels commis par un humain. Cassandra Sortino, propriétaire d'une ferme refuge aux Pennes-Mirabeau, ne dort plus, sa fille ne va plus à l’école depuis deux semaines, leur vie ne tourne qu’autour de cette affaire. Tout commence le 11 février 2026, lorsqu’elle constate au matin que l’une de ses chèvres est ligotée avec de la ficelle.

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Dix jours plus tard, encore. Puis le 30 mars, il vient en pleine journée prendre la petite agnelle, avant de partir avec. "Il analyse ce que l’on fait, commente Cassandra. Il savait qu’on n’était pas là. On l’a cherchée pendant deux heures, autour de 19h, elle a réapparu à côté du bâtiment, ligotée, avec des lacérations au niveau vaginal et annal." C’en est trop pour le couple. Ils décident d’installer une deuxième caméra pour le prendre en flagrant délit.

Aux Pennes-Mirabeau dans les Bouches-du-Rhône, une éleveuse a porté plainte après deux mois de sévices sexuels infligés à ses chèvres par un homme. Grâce à la caméra installée, elle a la confirmation qu’il s’agit bien d’un humain.

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Une arrestation en flagrant délit

Durant une semaine, il s’est fait discret, jusqu’à ce jeudi 9 avril. "À 22 h 30, on constate sur la vidéo qu’il est là. On appelle la Bac (Brigade anticriminalité) qui nous rejoint sur le Plan des Pennes. Mon conjoint monte avec eux et moi je fais le tour avec les chiens côté colline, pour qu’il ne s’enfuît pas." Quand ils arrivent sur les lieux, il est toujours là, derrière une chèvre ligotée. Pourtant, l'homme âgé de 19 ans niera les faits, lâchant un : "Ce n'est pas moi, je suis fou", rapporte Cassandra.

police pulsse

Les chèvres avaient les pattes attachées

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L'exploitante de la ferme peut enfin souffler. Pour elle, ces deux mois ont été très éprouvants. "On accueille des animaux maltraités, abandonnés, se dire que cela se produit chez nous, alors qu’on est censé les protéger, c’est psychologiquement très difficile", raconte-t-elle. Elle poursuit : "Vous n’imaginez pas notre soulagement… On peut enfin revivre. Nos soirées, on les passait à regarder la caméra. C’était notre sujet constant, on était focalisé que sur ça."

La SPA a elle aussi déposé plainte et se constitue partie civile dans cette affaire. Le parquet d'Aix-en-Provence précise que l'individu a bien été "arrêté en flagrant délit" et qu'il y a "une concordance avec les prélèvements génétiques réalisés lors de l'enquête". Il a été déféré devant le juge ce samedi 11 avril, qui a requis le placement en détention provisoire. Il comparait en comparution immédiate lundi 13 avril. Selon le Code pénal, les atteintes sexuelles sur un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité sont punies de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

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