Deux hommes ont perdu la vie à Paris dans un contexte marqué par des violences et des dégradations survenues en marge des manifestations du week-end. Le parquet de Paris et la préfecture de police ont confirmé, mardi, l’ouverture de deux enquêtes afin de déterminer les circonstances exactes de ces décès. Selon les informations rapportées par l’Agence France-Presse (AFP), la première victime, âgée de 59 ans, a été retrouvée inconsciente à l’angle de la rue Château-d’Eau, un secteur touché par les violences de samedi. Malgré sa prise en charge par les secours, l’homme est décédé, probablement à la suite d’un malaise. La seconde victime, âgée de 48 ans, est morte lundi à 1 h 10, rue Berger, après avoir fait un malaise sur la voie publique. L’intervention des sapeurs-pompiers n’a pas permis de la sauver. Le parquet a précisé que les deux enquêtes avaient été ouvertes pour établir les causes de ces décès, ajoutant qu’« aucune responsabilité d’un tiers ne soit suspectée à ce stade ».
Des milliers d’interpellations après les violences
Les manifestations ont également donné lieu à de nombreuses interpellations. Selon le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, 2 513 personnes ont été placées en garde à vue et 123 autres ont été envoyées en détention à la suite des violences survenues à partir du samedi 17 octobre dans la capitale française. Les dégradations et les pillages ont par ailleurs occasionné d’importantes pertes économiques pour les commerçants et les collectivités locales. À Paris comme dans d’autres villes, plusieurs établissements ont été endommagés. À Limoges, la mairie a notamment été incendiée. Au total, 3 000 commerces auraient été touchés par des dégradations ou des pillages. Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement français a annoncé des mesures de soutien en faveur des boutiques et des restaurants concernés.
Une commission d’enquête parlementaire envisagée
Sur le plan politique, les différentes sensibilités représentées à l’Assemblée nationale se sont accordées sur l’opportunité de lancer une commission d’enquête parlementaire consacrée aux violences et aux pillages survenus en marge des manifestations. Dimanche 18 octobre, le président français, Emmanuel Macron, a condamné "sans réserve" ces violences lors d’une allocution télévisée. Il a également annoncé des mesures judiciaires ainsi qu’un accompagnement des commerçants affectés par les dégradations.