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Une secousse musculaire brusque, une sensation fugace de chute, puis le réveil : ce phénomène connu sous le nom de myoclonie d'endormissement touche quasiment tout le monde.
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Le scénario est familier à beaucoup d'entre nous. Le corps se détend, la respiration ralentit, les pensées s'effilochent, et soudain une secousse traverse un bras ou une jambe, parfois le corps entier, avant que les yeux ne se rouvrent en sursaut. Ce phénomène porte un nom : la myoclonie d'endormissement, aussi appelée secousse hypnique ou sursaut hypnagogique.

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Un phénomène banal, aux contours encore flous

Selon le docteur Marc Rey, neurologue et président de l'Institut national du sommeil et de la vigilance, interrogé par Medisite, ces contractions musculaires brusques et localisées touchent près de la moitié de la population de manière occasionnelle. Le neurologue précise que la sensation de chute qui accompagne souvent ces secousses relève d'une interprétation du cerveau plutôt que d'un mouvement réel : le corps réagirait comme s'il cherchait à éviter une chute imaginaire, provoquant une contraction diffuse au moment précis où le sommeil léger s'installe.

Sommeil / Illustration
Sommeil / Illustration

Ces sursauts surviennent à l'endormissement, mais peuvent aussi se manifester en cours de nuit. Le sommeil s'organisant en cycles successifs, chaque réveil de fin de cycle expose de nouveau à ce type de secousse au moment du rendormissement.

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Une origine encore débattue

L'origine exacte de ces contractions reste, à ce jour, inconnue de la médecine du sommeil. Le docteur Rey évoque une piste localisée au niveau de la moelle épinière, sans toutefois trancher définitivement la question. Il écarte en revanche une idée répandue, celle d'un lien entre ces secousses et la détente musculaire consécutive à un effort physique : « Cela n'a aucun lien », tranche-t-il.

Un facteur revient toutefois régulièrement dans ses observations : l'état de tension nerveuse au moment du coucher. Une personne agitée ou stressée serait plus sujette à ces sursauts qu'une personne apaisée, le seuil de déclenchement du réflexe s'abaissant avec la nervosité.

Une autre hypothèse, de nature évolutionniste, circule dans la communauté scientifique et a été détaillée par The Conversation : le relâchement musculaire progressif propre à l'endormissement pourrait être interprété à tort par le cerveau comme le signe d'une chute, ce qui déclencherait un réflexe de sursaut hérité d'un mécanisme de survie ancien.

Sans gravité, mais parfois gênant

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Dans l'immense majorité des cas, ces secousses ne présentent aucun caractère préoccupant. Elles peuvent néanmoins devenir gênantes lorsqu'elles se répètent au point de perturber l'endormissement, une fréquence qui varie sensiblement d'une personne à l'autre selon les explications recueillies par Medisite. Une consultation médicale est recommandée si ces sursauts deviennent fréquents et compromettent durablement la qualité du sommeil.

journée du sommeil
journée du sommeil

Pour limiter leur survenue, le docteur Rey conseille d'éviter les boissons excitantes comme le café en soirée et de s'accorder un temps de calme avant le coucher. Il note enfin qu'une transition douce entre les activités de la journée et le moment du sommeil change la manière dont ces secousses sont vécues : perçues comme désagréables chez une personne qui se couche après une activité intense, elles peuvent au contraire être ressenties comme un signe naturel d'endormissement chez une personne déjà apaisée.

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