ZAC Mbao : un homme arrêté avec 230 vidéos obscènes et 41 photos sur son téléphone
Une rencontre virtuelle qui tourne au chantage
L’affaire a débuté sur Internet, où la victime affirme avoir fait la connaissance d’une personne dont le profil utilisait la photographie d’une femme prénommée « Angela ». Après plusieurs échanges, cette dernière lui aurait demandé des vidéos intimes, en échange de la promesse de lui verser la somme de 500 000 francs CFA. Mais la situation aurait rapidement pris une autre tournure. Après avoir obtenu les vidéos, l’individu aurait menacé la victime de les diffuser si elle refusait d’entretenir des rapports sexuels avec un tiers. Ce dernier se serait ensuite présenté comme étant « Angela », avant de contacter directement la plaignante. Face à ces menaces, la victime aurait feint d’accepter la proposition afin de permettre l’interpellation du suspect. Elle lui a ainsi fixé un rendez-vous le 1er octobre 2026 à 18 heures, devant un immeuble situé à la ZAC de Mbao.
Le suspect interpellé sur les lieux du rendez-vous
Le dispositif mis en place par les enquêteurs a permis aux éléments de la brigade de recherches d’interpeller le suspect au lieu indiqué. Placé en garde à vue, il aurait dans un premier temps nié les faits qui lui étaient reprochés. Selon les éléments de l’enquête, son téléphone portable a toutefois permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs vidéos à caractère sexuel mettant en scène différentes femmes, parmi lesquelles la plaignante. Confronté à ces éléments, le suspect aurait finalement reconnu les faits.
Une application cachée contenant des centaines de contenus
L’exploitation du téléphone a également permis de découvrir une application dissimulée sous l’apparence d’une simple calculatrice. Celle-ci contenait 230 vidéos à caractère obscène ainsi que 41 photographies contraires aux bonnes mœurs. Les contenus retrouvés représenteraient plusieurs femmes dont l’identité est encore en cours d’établissement. À ce stade des investigations, six victimes ont déjà été formellement identifiées. Parmi elles figure une femme résidant en France.
Plusieurs faux profils féminins découverts
Les enquêteurs ont également découvert plusieurs autres comptes présentés sous des profils féminins. Les identités utilisées ainsi que le degré d’implication des personnes éventuellement liées à ces comptes font encore l’objet de vérifications. Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect interpellé serait le principal, voire l’unique titulaire de ces différents comptes. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’étendue des activités qui lui sont reprochées, d’identifier d’éventuelles autres victimes et de vérifier l’existence d’autres personnes susceptibles d’être impliquées dans cette affaire de cybercriminalité et de chantage à caractère sexuel.