Booba mis en examen pour harcèlement

Accusé de cyberharcèlement par Magali Berdah, Booba avait annoncé dans la matinée avoir été interrogé par un juge d'instruction. Il a finalement été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

Booba, ici en juillet 2022 à l’occasion d’un concert à La Rochelle, a été entendu par un juge d’instruction pendant de longues heures avant sa mise en examen

Après sa mise en examen lundi pour harcèlement moral en ligne aggravé à l’encontre de Magali Berdah et placé sous contrôle judiciaire, le rappeur Booba avait pris la parole pour rassurer ses fans, à la sortie du tribunal. « Comme vous le voyez je suis en liberté, tout va bien. La piraterie n’est jamais finie », expliquait-il en vidéo, assurant que « tout (allait) bien » après son interrogatoire par un juge d’instruction à Paris.

Devant ce dernier, Élie Yaffa a d’ailleurs maintenu sa ligne de conduite, comme le dévoilent Le Parisien et BFMTV ce mardi 3 octobre. « Je souhaite surtout m’expliquer sur ce que j’estime être un tissu de mensonges. On m’accuse de menaces de mort, ce n’est pas du tout le cas, je n’ai du tout eu l’intention d’atteindre Magali Berdah dans sa santé ou sa vie, en aucune manière », s’est notamment défendu l’artiste de 46 ans lors de son interrogatoire.

Estimant que sa lutte contre ce qu’il appelle lui-même les « influvoleurs » est un combat juste, Booba n’a exprimé (presque) aucun regret, préférant maintenir son image de lanceur d’alerte. « C’est un combat pour exposer les faits, des décisions de justice, essayer de démasquer pour prouver que ce sont des escrocs », a fait valoir le rappeur devant le juge.

Au sujet des influenceurs dont il dénonce les pratiques, il ajoute qu’il s’agit d’« un très mauvais exemple pour nos enfants. (…) C’est de la lâcheté extrême car non seulement ils arnaquent les gens et partent se cacher à Dubaï (mais) ils ne paient aucun impôt sur leurs arnaques. Ils sont détestables ». « On a l’impression de mettre le doigt sur un système pyramidal où il y a de la corruption à tous les niveaux », a également dénoncé Booba.

Pas de contrôle sur « ce qui se passe après »

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Toutefois, l’homme derrière les albums Trône et Lunatic reconnaît avoir publié « quelques tweets taquins » à l’encontre de Magali Berdah et s’être moqué d’elle « de temps en temps ». Mais il explique être également victime des mêmes procédés sur les réseaux sociaux. « Tout comme on se moque de moi à longueur de journée. Ce qu’elle subit je le subis aussi de la part des gens qui ne m’aiment pas », affirme-t-il.

Pour sa défense, il ajoute que s’il avait « dépassé les limites, (ses) tweets auraient été supprimés ou (sa) page fermée ». Ce qui n’a pas été le cas. Également questionné sur les conséquences de ses tweets, Booba refuse de remettre en cause ses méthodes qui ont poussé certains internautes et fans de l’artiste à suivre sa démarche, parfois de manière très virulente. « Quand je fais un tweet, je m’exprime à titre personnel sur mon réseau, et je ne pense pas à s’il va être repris ou pas, je ne suis pas au contrôle de l’effet boule de neige ».

Pourtant, ses messages ont entraîné -indirectement ou non- 28 personnes, qui seront jugées entre novembre et janvier devant le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement aggravé, menaces de mort ou encore menaces de crime à l’encontre de Magali Berdah.

487 messages problématiques

Balayant les accusations selon lesquelles il aurait partagé une sextape de la patronne de Shauna Events sur les réseaux sociaux, il affirme en revanche avoir commis une maladresse concernant la divulgation de l’adresse personnelle de Magali Berdah : « J’ai retweeté sans voir les informations qu’il y avait, je n’appelais pas les gens à aller chez elle. Le but encore une fois n’était pas de s’en prendre à sa personne, mais de dénoncer ses activités ».

Pour défendre son cas, Booba a également mis en avant les répercussions positives de sa lutte sur les réseaux sociaux, affirmant que ce « vrai combat » a « abouti à une loi contre des influenceurs ». Si Booba s’en défend toujours, le juge a toutefois considéré que la croisade du rappeur contre les influenceurs avait pris une tournure personnelle avec Magali Berdah.

Le facteur aggravant a d’ailleurs été retenu par le juge en raison des répercussions sur la santé de Magali Berdah. Et pour cause, l’ancienne papesse des influenceurs aurait reçu pas moins de 487 messages virulents ou moqueurs de la part de Booba, selon l’enquête des gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine.

Concernant certaines des menaces proférées par Booba sur les réseaux sociaux, ce dernier a également minimisé la portée de certains messages invitant par exemple à torturer Magali Berdah avec une technique viking. Une menace « complètement métaphorique » rétorque-t-il. « C’était pour dire que j’avais plusieurs preuves (d’escroqueries), qu’on allait les dévoiler et frapper un grand coup, la démasquer au grand jour. Mais pas lui arracher les poumons façon viking ».

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