Le Quotidien a appris que la police a repéré des messages audio qui ont fuité des groupes restreints WhatsApp dans lesquels des jeunes se réclamant de PASTEF appellent à «mener la vie dure aux Forces de l’ordre, à mettre le feu aux entreprises françaises comme ils ont eu à le faire le 8 février dernier, mais aussi à incendier des maisons de proches du pouvoir». C’est le même mot d’ordre envoyé aux militants des autres régions et départements. Certains auteurs de messages incendiaires et de menaces de mort à l’endroit de personnalités du pouvoir et de journalistes seraient identifiés et devraient être cueillis dans les prochaines heures, renseigne le journal. Depuis quelques jours, des responsables et militants de Pastef sont interpellés. Lundi, c’est l’épouse de l’Adminis­trateur général de ce parti, Biram Soulèye Diop, qui a été cueillie par la Division des investigations criminelles (Dic) et placée en garde à vue. D’autres noms sont sur la liste des services de renseignement qui investissent aussi la toile. Une vingtaine de jeunes se réclamant de Pastef ont été placés sous mandat de dépôt vendredi dernier pour association de malfaiteurs, incendie criminel, entre autres.