Covid-19: En cinq mois de campagne, le Sénégal n’a vacciné que 14, 04 % de sa cible

Seules 491.520 personnes ont reçu leurs premières doses de vaccin contre la Covid 19.

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Pour une population totale ciblée de 3 500 000 personnes à vacciner d’ici fin 2021, le Sénégal n’a réussi à vacciner, à la date du 20 juin, que 491.520 personnes. Soit un taux de moins de 15 %, plus exactement 14,04 % des personnes seulement ont reçu leurs doses depuis le début de la campagne de vaccination, en février.

Preuve du manque d’engouement de nos compatriotes, des doses sont en souffrance dans certaines structures sanitaires et certaines seraient même en train d’être redéployées dans d’autres régions.

Le Sénégal a débuté sa campagne de vaccination anti Covid-19 le 23 février dernier. Six jours après, c’est-à-dire le 28 février, 13 904 personnes avaient déjà reçu leurs premières doses. Au mois suivant, ce sont 235 653 personnes qui ont été immunisées contre 136 401 au mois d’avril, 39 463 personnes ont reçu leurs vaccins au mois de mai et 39 026 au cours des 20 derniers jours du mois en cours. En février, le Sénégal a vacciné 2,84 % de la population cible, 47,94 % au mois de mars), 27,7% en avril, (27,7%), 8,02% en mai et 7,93 % depuis le début du mois de juin.

C’est en mars qu’il y a eu le plus grand nombre de personnes vaccinées. Ce, contrairement au deux derniers mois, mai et juin, où les vaccins ont cherché désespérément preneurs. Ce taux de 14 % montre que les populations sont encore très réticentes par rapport à la prise de doses. Or, au moment où nos populations se relâchent, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) alerte sur l’évolution préoccupante de la pandémie de Covid-19 dans une dizaine de pays parmi lesquels huit ont connu une hausse de plus de 30 % du nombre de nouveaux cas en 15 jours.

Sur les 23 pays africains qui ont participé à l’enquête de l’Oms, la plupart ont moins d’un lit de réanimation pour 100 000 habitants contre une norme minimale de 25 lits par 100 000 habitants. Un fossé énorme. D’ailleurs, l’Organisation mondiale de la Santé invite les dirigeants africains à améliorer les capacités de soins intensifs. Ce, pour éviter des débordements des hôpitaux et des cliniques dans ces pays qui « risque d’avoir un coût très élevé en vies humaines et en manque à gagner sur le plan économique ».

Selon la Banque mondiale, chaque mois de retard dans l’approvisionnement en vaccins pourrait coûter 14 milliards de dollars de Pib. Par conséquent, il devient urgent d’installer des unités de production de vaccins en Afrique pour couvrir les besoins du continent. Pour rappel, l’Afrique compte pour le moment 2,9 % des cas decodiv-19 dans le monde, et 3,7% des décès, selon les dernières estimations.

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