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Cote d'Ivoire: Gbagbo refuse la grâce présidentielle

L'ex président de la Côte d'Ivoire, Laurent Gbagbo, a décliné la grâce présidentielle octroyée par Alassane Dramane Ouattara.

Le président ivoirien Alassane Ouattara a annoncé avoir accordé la grâce à son prédécesseur et ancien rival Laurent Gbagbo, sous le coup d’une peine de vingt ans de prison dans son pays à la suite de la crise post-électorale de 2010-2011.

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L’annonce a été faite samedi soir à l’occasion du 62e anniversaire de l’indépendance de la République de la Côte d’Ivoire. Cette décision a été prise « Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à M. Laurent Gbagbo », avait déclaré Alassane Ouattara.

L'ex président Gbagbo devait faire savoir ce mardi qu’il n’est pas question pour lui d’accepter d’être gracié d’une condamnation qui, selon lui, a été prononcée par défaut et en dehors de tout cadre légal: aucune convocation n’avait été remise à Laurent Gbagbo; la possibilité d’un appel n’avait pas été ouverte; et enfin et surtout « le casse » de la BCAO qui avait valu à l’ancien Président ivoirien une condamnation à vingt ans de prison en 2018, l’aurait été sans la moindre preuve.

Le chef de l’État ivoirien a également annoncé avoir demandé « qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de ses rentes viagères ». Les proches de l'ex président dénonce « une absence criante et injustifiée de volonté à aller résolument à la réconciliation ».

Dès lors, le refus du pouvoir de libérer tous les prisonniers politiques a certainement pesé dans la décision de Laurent Gbagbo de fermer la porte à un éventuel compromis avec son rival de toujours, Alassane Dramane Ouattara.

Pour rappel, l’ancien chef de l’Etat ivoirien a été définitivement acquitté en mars 2021 de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye où il avait été transféré fin 2011.

Laurent Gbagbo, rentré dans son pays en juin 2021, restait néanmoins sous le coup d'une condamnation à vingt ans de prison pour « le braquage » de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) pendant la crise de 2010-2011.

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