Liberté de la presse : 293 journalistes emprisonnés, 24 tués en 2021

293 journalistes dont 40 femmes ont été emprisonnés dans le monde durant l’année 2021, révèle le rapport annuel du Comité de Protection des Journalistes (CPJ) rendu public ce 9 décembre 2021. Le document dénombre 24 journalistes assassinés.

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L’année a été particulièrement sombre pour les défenseurs de la liberté de la presse. Le recensement de journalistes en prison de l’année 2021 du CPJ a révélé que le nombre de journalistes emprisonnés pour leur travail a atteint un nouveau record mondial de 293, en hausse par rapport au chiffre de 280 enregistré en 2020″, a révélé le CPJ.

Le comité basé à New York a dénombré dans son rapport annuel 50 journalistes emprisonnés en Chine, 26 au Myanmar (Birmanie), 25 en Égypte, 23 au Vietnam et 19 en Biélorussie.

«La Chine reste le pire geôlier de journalistes au monde pour la troisième année consécutive, avec 50 derrière les barreaux. Le Myanmar s’est hissé au deuxième rang après la répression médiatique qui a suivi son coup d’État du 1er février. L’Égypte, le Vietnam et la Biélorussie figurent dans le top cinq, détaille le rapport.

Le comité dénombre aussi plus de 10 journalistes emprisonnés en Turquie, Érythrée, l’Arabie Saoudite, la Russie et l’Iran. Le CPJ a recensé d’autres journalistes emprisonnés dans d’autres pays notamment en Algérie où deux journalistes sont emprisonnés, selon ledit rapport.

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24 journalistes tués

D’après le rapport du comité de protection des journalistes, 24 journalistes ont été tués jusqu’au 1er décembre en cours.

« Au moins 24 journalistes ont été tués en raison de leur couverture jusqu’à présent, 18 autres sont morts dans des circonstances trop troubles pour déterminer s’il s’agissait de cibles précises », détaille le rapport.

«Le CPJ a enregistré 19 journalistes assassinés en représailles à leur travail au 1er décembre, 2021, contre 22 en 2020. Trois autres ont été tués cette année alors qu’ils travaillaient dans des zones de conflit, et deux autres ont été tués lors de couvertures des manifestations ou des affrontements de rue devenus mortels », selon le CPJ.

D’après la même source, « le Mexique est resté le pays du continent américain le plus meurtrier pour les reporters. Trois journalistes ont été assassinés en représailles directes pour leurs reportages », précise le CPJ qui dit enquêter sur six autres meurtres pour déterminer s’ils étaient liés à leur profession de journaliste.

«L’Inde a le plus grand nombre de journalistes – quatre– confirmés comme assassinés en représailles à leur travail. Un cinquième a été tué alors qu’il couvrait une manifestation », détaille le rapport.

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