Tunisie : l'ADHA dénoncent les abus contre les migrants ouest-africains

Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence de la migration irrégulière et plus particulièrement la situation des migrants subsahariens surtout ceux qui sont présentement à Sfax, en Tunisie.

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«En début de semaine, près de 170 personnes récupérées à Al Assah, en Libye, ont été prises en charge par les autorités», informe ADHA, dans un communiqué publié hier, mercredi 26 juillet.

Par ailleurs, l’organisation de défenses des droits humains revient sur des abus constatés par Human Rights Watch (HRW) contre les migrants subsahariens qui seraient près de 1200 à être expulsés et transférés de force par les forces de sécurité tunisiennes aux frontières avec la Libye et l’Algérie, depuis début juillet.

ADHA dit aussi que ses antennes ont décompté 19.688 personnes expulsées par les autorités algériennes vers le Niger, entre le 1er janvier et le 16 juillet 2023. Tout en dénonçant le partenariat stratégique conclu entre l’Union européenne (UE) et la Tunisie, le dimanche 16 juillet 2023, et qui prévoit l’octroi par Bruxelles de 105 millions d’euros à la Tunisie sous forme d’équipements et d’un retour volontaire de 6000 Subsahariens.

Face à cette situation alarmante, ADHA dénonce l’absence de politiques efficaces pouvant faire face aux phénomènes migratoires. Mieux, selon ADHA, «il est nécessaire et impératif de poursuivre la réflexion avec la participation active des jeunes qui sont les principaux concernés. Il est tout aussi urgent de mettre en place de nouveaux mécanismes de sortie de crise, plus soucieux de la prise en charge des fléaux de la jeunesse africaine, parmi lesquels en premier rang la pauvreté, le chômage et le sous-emploi».

Les recommandations de l’organisation ce sont aussi «la facilitation de migrations ordonnées, sûres, régulières et responsables, ainsi que la mobilité des personnes, y compris par la mise en œuvre de politiques migratoires concertées, planifiées et bien gérées». Elle demande également à l’Etat de revoir la politique d’insertion des jeunes, en valorisant les métiers du secteur informel. Des actes tendant à une meilleure prise en charge des questions et préoccupations des jeunes doivent être posés.

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