Les analyses effectuées dans le cadre de la maladie dermatologique, apparue chez des pêcheurs rentrés de haute mer, livrent leurs premiers secrets. « Elles ne révèlent pas de pollution chimique et autres des zones concernées », a annoncé le ministre de la Pêche Alioune Ndoye, lors de la célébration de la journée mondiale de la pêche artisanale, hier 21 novembre.

« Notez que pour l’instant les premiers résultats nous sont remontés et il ne s’agit pas de pollution chimique et autres. Les recherches s’orientent vers les filets utilisés. En tout cas, la recherche s’oriente vers ça, mais tous les prélèvements aujourd’hui faits ne révèlent pas de pollution chimique et autres des zones concernées », a-t-il indiqué.

M. Ndoye s’exprimait à la clôture de la célébration de la Journée mondiale de la pêche artisanale qui a réuni des représentants de toutes les régions de ce secteur ainsi que des officiels et des partenaires techniques et financiers, dans l’espace de la sphère ministérielle de Diamniadio.

« Donc, ce n’est pas la première piste qui est avérée. Rassurez les populations que les ressources halieutiques ne sont en rien concernées et contaminées. Elles peuvent consommer du poisson », a-t-il expliqué.

« Tous les débarquements font l’objet de prélèvement au Sénégal et d’analyse. C’est pourquoi, nous avons des laboratoires des services de pêche dans les quais et les lieux de débarquements. S’il y avait un risque, je pense que ça aurait remonté au niveau des décideurs », a-t-il ajouté.

A ce jour, seuls des pêcheurs (environ 1000) revenus de mer ont été infectés par cette maladie cutanée, qui se manifeste par l'apparition de boutons qui pullulent sur le corps des malades.