Covid-19/Vaccination : La troisième dose pour barrer la route à Omicron

Le Sénégal va entamer l’administration d'une troisième dose de vaccin contre la Covid-19 dès la semaine prochaine.

Prof. Moussa Seydi, Chef du service des maladies infectieuses de l'Hôpital de Fann

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Comme partout dans le monde, le variant Omicron fait grimper le taux de contamination au Covid-19. Les nouvelles infections sont passées de 47 le mardi à 157 hier mercredi. La courbe repart vers la hausse même s'il [Omicron] fait moins peur que les autres variants qui sont passés par là. Il n'en demeure pas moins contagieux.

Face à la vague de contaminations, les autorités sanitaires, ont annoncé hier en conférence de presse, que le Sénégal va entamer l’administration d'une troisième dose (vaccinale) dès la semaine prochaine.

Selon le Pr Tandakha Dièye, l’immunité est une arme qui nous défend. « Chaque fois qu’on se vaccine, nous avons une immunité qui nous défend. C’est difficile d’avoir une immunité collective au Sénégal car tout le monde n’est pas vacciné. L’Afrique n’a vacciné que 3% de sa population, c’est pourquoi Omicron est présent dans notre continent. Il faut que la population sache qu’elle n’est pas à l’abri et que les vagues arrivent », dit-il.

« La troisième dose de vaccin s’impose. Omicron est là avec nous et les travaux ont montré qu’on est à 70% d’efficacité avec la troisième dose qui est une arme. Des essais cliniques ont été faits avec Pfizer, Aztra-zenica et Moderna », martèle-t-il. Il laisse entendre qu’au bout de 10 semaines de vaccination, la dose diminue à 40% voire 35% d’efficacité et c’est le rythme normal.

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SE VACCINER POUR ÉVITER LES FORMES GRAVES

« La troisième dose est l’équivalent de la réponse d’un anticorps d’une personne qui a été naturellement infectée. Malgré les variants, la vaccination est l’arme fatale contre les virus, ils changent mais il faut qu’on s’adapte. » Pour la vaccination des plus jeunes, cet immunologue fait savoir qu’il y a une faible létalité chez les enfants avec une insuffisance de données sur la pharmacovigilance.

Pour sa part, le chef de service des maladies infectieuses au centre hospitalier universitaire de Fann a indiqué qu’actuellement au niveau du CTE, il y a une seule malade de Covid-19 de 40 ans avec comorbidité (rhumatisme et problème cardiaque) qui est internée. « Il ne faut pas paniquer car ce sont les cas graves et les décès qui inquiètent », dit-il. Sur la vaccination, il bat en brèche les propos selon lesquels elle ne protège pas d’Omicron. «C’est faux de dire qu’elle ne prévient ce variant, il ne faut pas décourager les gens car la vaccination doit être au centre de tous », fulmine le Pr Moussa Seydi.

« Certains disent que la vaccination ne protège pas contre Omicron, c’est vrai que cela ne prévient pas l’infection, ni les formes symptomatiques, ne réduit pas la transmission mais la vaccination reste toujours efficace contre les formes graves et les décès », a-t-il ajouté.

Le docteur Marie Khemess Ngom Ndiaye a estimé à 80% les populations en contact avec le virus.

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