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En prélude du Gamou de Tivaouane, prévu le 25 août 2026, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a rendu visite au Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour.
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Tivaouane a reçu, hier, le chef de l’État à l’approche du Mawlid. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, accompagné notamment de l’envoyée spéciale Aminata Touré, du ministre de l’Intérieur Mouhamadou Makhtar Cissé, du ministre de la Santé et de l’action sociale Ibrahima Sy et de la ministre de la Solidarité et de la famille, Marie Angélique Mame Selbé Diouf, a été reçu par le Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour.

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Devant le guide religieux, le président de la République a d’abord exprimé sa satisfaction de retrouver la cité de Maodo. «Nous sommes heureux de nous retrouver encore une fois à Tivaouane comme les années précédentes», déclare-t-il, avant de rendre hommage à l’héritage de Seydi El Hadj Malick Sy, dont l’œuvre spirituelle continue d’être portée par ses descendants. Mais au-delà du traditionnel «ziar», Bassirou Diomaye Diakhar Faye a surtout mis l’accent sur le thème retenu pour le Gamou 2026 : «Ensemble, penser et agir par le verbe de l’Unicité (Tawhid)».

Les sages conseils du Khalife à Diomaye

Dans sa réponse, Serigne Babacar Sy Mansour a invité le président de la République et les autorités publiques à placer l’intérêt général au centre de leur action et à rester attentifs aux préoccupations des populations.

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« Président, réew mi yëngu na », a-t-il notamment déclaré, une formule qui renvoie à l’idée d’un pays en mouvement, traversé par des attentes, des préoccupations et de nombreux débats. Serigne Babacar Sy Mansour a surtout rappelé à Bassirou Diomaye Faye qu’en sa qualité de chef de l’État, il est placé au centre de toutes les attentions. « Yow la ñépp di tuddu. Yow la ñépp di waxtane », lui a-t-il lancé, soulignant que le Président est constamment cité, observé, commenté et jugé dans l’espace public.

Le guide religieux a ainsi recommandé au chef de l’État de ne pas répondre à chaque attaque et de ne pas céder à la tentation de la vengeance. « Bul toñ, bul fayu », a-t-il répété à plusieurs reprises. Une exhortation claire à ne pas faire du tort et à ne pas chercher à rendre les coups reçus. Dans le même registre, il a conseillé au Président d’éviter les paroles blessantes et de ne pas se laisser entraîner par ceux qui pourraient tenir à son égard des propos désobligeants.

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