Juan Branco est entré au Sénégal en passant par la Gambie

Juan Branco a nuitamment accédé au Sénégal, via un point de passage non officiel de la frontière.

Me Juan Branco

Intercepté à l'aéroport Blaise Diagne de Diass puis refoulé du territoire national, le 30 mars 2023, Juan Branco est revenu au Sénégal alors qu'il est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Comment l'avocat de Ousmane Sonko a-t-il réussi à franchir les frontières pour entrer au Sénégal. Par où est-il passer ?

D’après la retranscription de sa fiche signalétique dont nous détenons copie, l’avocat de Sonko est passé par la Gambie avant d’entrer au Sénégal. Avec son passeport sous le numéro 13DA96544, il est arrivé à l’aéroport international de Banjul le 30/7/2023 à bord d’un avion de la Royal Air Maroc AT 579. Il a logé à l’hôtel Ocean Bay Hotel.

Juan Branco a vidé les lieux tranquillement, sans être inquiété, pour une destination inconnue. Il a quitté la même nuit la capitale Gambienne en compagnie de tierces personnes. Ensemble, ils ont nuitamment pris la direction de la frontière terrestre sénégalaise», assurent nos sources. Toutefois, relèvent nos sources, «Juan et ses complices qui n’ont pas choisi d’accéder au Sénégal via un point de passage officiel, ne vont se présenter à aucun des points d’entrées officielles à la frontière sénégalo-gambienne.

Dans aucun des postes frontaliers, il n’est relevé une fiche d’enregistrement d’entrée sur le territoire Sénégalais, du citoyen Juan Branco qui est arrivé à Dakar hier dimanche, dans la matinée. Ce qui conforte la thèse selon laquelle Juan Branco a nuitamment franchi clandestinement cette frontière terrestre, avec le concours de complices qui, visiblement, maîtrisent parfaitement les passages non officiels de cette frontière.

Dans la même veine, d’autres sources avisées de L’Observateur précisent que si Juan Branco a choisi d’endurer ce parcours du combattant, c’est assurément parce qu’il a été informé des instructions données aux postes d’entrées officielles (air, terre et mer). En plus clair, nos interlocuteurs affirment qu’en « dehors du mandat d’arrêt international (non émis), des instructions avaient été données pour appréhender et refouler Juan Branco vers son pays, au cas où il se présentait à l’aéroport et dans tout autre point d’accès officiel du territoire sénégalais. »

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Le tonitruant avocat français de Ousmane Sonko, Juan Branco, s'est présenté à la conférence de presse du pool des avocats du leader de Pastef. Son premier mot : "nous sommes là pour dire que nous n'avons pas peur". Juan Branco a fait un réquisitoire acerbe contre le Procureur qui a dernièrement requis un mandat d’arrêt international contre lui. Son discours terminé, Juan Branco a aussitôt quitté la salle, suivi par les journalistes.

Pour rappel, Juan Branco est sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis par la justice sénégalaise. Ce, après que ce dernier ait saisi la CPI, à la suite des manifestations meurtrières nées dans la condamnation de son client début juin. « Après avoir revu la compilation des déclarations, écrits et posts à travers tout support du sieur Juan Branco, il a été relevé des éléments qui, manifestement, sont de nature à engager sa responsabilité pénale », avait écrit le Parquet. Aussi, le Procureur de la République a-t-il décidé de l'ouverture d'une information judiciaire contre Me Branco pour plusieurs faits qualifiés de crimes et délits.

« L'Etat va traquer Branco, l'arrêter en exécution du mandat d'arrêt international. La police et la gendarmerie sont à ses trousses. Il sera arrêté et ses complices aussi. Branco est un fugitif », a déclaré une source judiciaire. « Si on l'arrête il y aura un mandat de dépôt demain. Les FDS ont lancé l'opération 24h Chrono pour l'arrêter », poursuit-on.

Branco n’est pas encore arrêté

L’avocat français, Me Juan Branco, qui s’est pointé ce dimanche par surprise à la conférence de presse des conseils de Ousmane Sonko, n’a pas été arrêté par la Division des investigations criminelles (DIC), sur ordre du procureur de la République comme l’ont indiqué plusieurs personnes sur les Réseaux sociaux en joignant une capture d’une publication Facebook du député Alioune Sall de Pastef Diaspora.

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