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Ousmane Sonko : “Je suis le Premier ministre le moins fort”

Lors d’un échange en ligne avec ses partisans, le Premier ministre Ousmane Sonko a clarifié sa position au sein de l’exécutif et la nature de ses relations avec le président Bassirou Diomaye Faye. Tout en réaffirmant son respect pour le chef de l’État, il a insisté sur l’autonomie de ses prérogatives constitutionnelles et sur le rôle central du PASTEF dans la conduite des réformes.
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Le Premier ministre Ousmane Sonko a de nouveau pris la parole pour préciser sa vision du fonctionnement du pouvoir exécutif. S’exprimant à l’occasion d’une session de sa plateforme d’échanges « Waxtaan ak PROS », il a livré une lecture personnelle de son rôle institutionnel et des équilibres au sommet de l’État. Face à ses partisans, le chef du gouvernement a estimé exercer ses fonctions dans un cadre institutionnel qu’il juge plus restrictif que celui de ses prédécesseurs.

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Selon lui, les dispositions juridiques actuelles limitent l’étendue de ses pouvoirs, même s’il affirme assumer pleinement les responsabilités liées à sa fonction. Tout en reconnaissant l’autorité du président de la République, Ousmane Sonko a souligné que ses compétences demeurent clairement définies par la Constitution. Il a ainsi insisté sur le fait que le respect de la hiérarchie institutionnelle n’exclut pas l’exercice autonome de ses prérogatives. Le Premier ministre a également rappelé que certaines attributions majeures, notamment les nominations et les révocations, relèvent exclusivement du chef de l’État. « Je suis le Premier ministre le moins fort. J’ai le moins de pouvoirs comparé aux précédents Premiers ministres. Dans les textes je suis faible, mais dans ma posture, j’assume mon rôle pleinement », a-t-il déclaré. À ce sujet, il a précisé ne pas revendiquer de pouvoirs supplémentaires, estimant que l’architecture institutionnelle actuelle fixe déjà les responsabilités de chacun.

sonko-diomaye

Abordant la question d’éventuelles réformes institutionnelles, Ousmane Sonko a tenu à dissiper toute interprétation personnelle. Selon lui, les changements envisagés ne viseraient pas à renforcer son autorité, mais plutôt à améliorer le fonctionnement des institutions au bénéfice des citoyens. Dans son intervention, il a par ailleurs insisté sur l’influence politique du Pastef dans la conduite de l’action publique. Il a souligné que les grandes réformes parlementaires ne pourraient aboutir sans le soutien du parti majoritaire, qu’il considère comme un acteur déterminant dans la mise en œuvre du programme gouvernemental.

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sonko et diomaye
sonko et diomaye

Le Premier ministre a également évoqué les défis rencontrés depuis l’arrivée au pouvoir de la nouvelle équipe dirigeante. Il a affirmé que plusieurs tentatives de déstabilisation auraient été contenues, sans en préciser la nature, estimant que les résistances au changement demeurent réelles.

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