Assemblée nationale : Sonko ouvre plusieurs fronts contre Diomaye
Après le rejet de la réforme constitutionnelle, un nouveau bras de fer entre l’Exécutif et le Législatif se profile à l’horizon. Le Bureau de l'Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans l'examen de plusieurs initiatives parlementaires. Réuni les 17 et 23 juillet 2026 sous la présidence d'Ousmane Sonko, il a déclaré recevables deux propositions de loi et six propositions de résolution portant création de commissions d'enquête parlementaires.
Sonko vise les fonds politiques de Diomaye
Au titre des propositions de loi, renseigne une note de l'Assemblée, les membres du Bureau ont validé la recevabilité d'un texte initié par le député Amadou Ba de Pastef, portant modification de l'article 37 de la Constitution relatif à la déclaration de patrimoine du président de la République. Ils ont également jugé recevable une proposition de loi sur «l'encadrement des crédits spéciaux et autres fonds secrets», portée par les députés Guy Marius Sagna, Mame Diarra Bèye et Alphonse Mané Sambou, précise-t-on dans le document repris par L'OBS.
Le Bureau a, par ailleurs, déclaré recevables plusieurs propositions de création de commissions d'enquête parlementaires. Elles visent notamment «les allégations de manquements sévères notés dans la gestion du foncier de différents lotissements et du domaine public maritime», «les opérations de cession d'immeubles du patrimoine bâti de l'État à des particuliers dans des conditions supposées irrégulières» ainsi que «l'utilisation, par le Gouvernement du Sénégal, de mécanismes financiers de type Total Return Swap (TRS)», selon le document.
D'autres commissions d'enquête sont proposées sur «les irrégularités alléguées dans la passation et l'exécution des marchés du programme "Un étudiant, un ordinateur" du ministère de l'Enseignement supérieur, la recherche et de l'innovation (Mesri), «les abandons de recettes et la gestion des exonérations fiscales» ainsi que «les conditions de délivrance et de renouvellement des licences de pêche».
Le Bureau de l'Assemblée nationale indique enfin que «le président de la République et le ministre de la Justice, Garde des Sceaux ont été respectivement saisis, par le président de l'Assemblée nationale, pour formuler leurs avis dans les délais légaux». Cette procédure constitue la suite normale de l'examen de ces initiatives parlementaires avant les prochaines étapes de leur traitement.