La finale de football à Somone a viré au réglèment de compte politique. Aldiouma Sow, ministre-conseiller n'a pas raté Ousmane Sonko, président de l'Assemblée nationale. « Dans ce pays, il n’y a pas une troisième voix. Il y a juste deux camps : le camp de ceux qui travaillent et le camp de ceux qui sont dans la diversion», martèle-t-il, pour charger le Pastef.
Il accuse le parti de Ousmane Sonko, après "avoir échoué dans leur stratégie politique, de choisir la désinformation, la manipulation et la diversion sur les réseaux sociaux." Il avertit : "Ceux qui incarnent aujourd’hui les responsabilités de l’État doivent être jugés sur leur capacité à travailler et à produire des résultats."
Il vise directement Ousmane Sonko : « Il devrait rendre des comptes » L’ancien Premier ministre ayant appelé à davantage de transparence dans la gestion publique, Aldiouma Sow considère qu’il n’est plus en position de donner des leçons. « Pour moi, l’ancien Premier ministre est disqualifié pour soutenir une quelconque thèse dans l’opinion publique nationale. »
Auditer les fonds politiques à la Primature
Il enfonce le clou : « Aujourd’hui, il devrait rendre des comptes. » Aldiouma Sow demande notamment que les organes de contrôle d'auditer la gestion des fonds liés à la Primature, évoquant particulièrement les crédits destinés à la paix en Casamance et le compte Diamant. Pour lui, le débat politique ne devrait plus être centré sur les déclarations de l'ancien Premier ministre, mais sur le bilan de sa gestion à la Primature. « L’heure n’est plus au débat avec l’ancien Premier ministre. L’heure est à la reddition des comptes. Ousmane Sonko doit rendre compte de sa gestion de la Primature. »