Un conducteur de moto jakarta poignardé lors d'une tentative de vol

Bathie S. a reçu trois coups de couteau quand il s’est opposé au vol de sa moto. Arrêtés, ses deux bourreaux, Mohamed C. et Mohamed S. ont été jugés et condamnés à six mois de prison ferme pour tentative de vol en réunion et coups et blessures volontaires ayant occasionné sept jours d’incapacité temporaire de travail.

Accident Jakarta à Kaolack

Conducteur de moto jakarta depuis 2020, Bathie S. est tombé dans le piège de Mohamed C. qui a requis ses services dans la nuit du dimanche 23 juillet 2023, vers 23h. En effet, Mohamed C. a demandé à sa victime de le conduire à la cité Gabon de Rufisque. Le prix de la course était fixé à 1.000 francs. Arrivé à destination, Mohamed C. a tenté de prendre possession de la moto de Bathie S. sous la menace d’un couteau. Il sera aidé par son acolyte, Mohamed S. qui a administré trois coups de couteau à Bathie S.

Toutefois, celui-ci a riposté, après avoir récupéré l’arme de Mohamed C. Lorsque Bathie s’est rendu à l’hôpital, le médecin qui assurait sa prise en charge, a remarqué la présence de ses deux antagonistes sur les lieux qui étaient également passés pour des soins. C’est alors que la blouse blanche a demandé à Bathie s’il était en mesure d’identifier ses bourreaux. Après avoir répondu par l’affirmative, Bathie S. a procédé facilement à l’identification des deux malfaiteurs. Alertés, les enquêteurs ont débarqué sur les lieux pour interpeller le duo.

Au cours de leur interrogatoire, les deux amis tenteront de convaincre de leur bonne foi. Pour justifier son acte, Mohamed C. a expliqué avoir subi une agression quelques jours plus tôt à la cité Gabon. D’après ses dires, les malfrats avaient emporté sa moto. Mais, quand il a rencontré Bathie, il a constaté que ce dernier conduisait son deux-roues. Ainsi, il lui a tendu un piège avec la complicité de son comparse.

Une thèse que Mohamed C. a réitérée à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Condamné une fois par le tribunal de Pikine/Guédiawaye, Mohamed S.,24 ans, a confié qu’il voulait juste aider son co-prévenu à récupérer sa moto. « Quand Mohamed C. m’a appelé au téléphone, j’ai acheté un couteau à 1000 francs, avant de le rejoindre à la cité Gabon. Au cours de la rixe, la partie civile m’a poignardé au bras », déplore-t-il.

La partie civile a déclaré que Mohamed C. lui a dit qu’il n’avait pas de liquidités une fois à la cité Gabon. Ainsi, il lui a proposé d’attendre son complice Mohamed S. pour qu’il s’acquitte du prix du transport. Ce qu’il a accepté. « Quand Mohamed S. est venu, son acolyte m’a ordonné de lui remettre la moto. J’ai refusé et on s’est battu. Ils étaient tous armés de couteaux », a conté Bathie S. qui a soutenu avoir acquis la moto à 110.000 francs. Pour la réparation de son préjudice, il a demandé 500.000 francs.

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La déléguée du procureur est convaincue du statut d’agresseur des deux prévenus. « Ils ont planifié un vol. N’eût été l’opposition farouche de la partie civile, ils allaient prendre la moto », a asséné la représentante du Ministère public qui estime que les faits revêtent un caractère criminel. Pour la répression, elle a requis une peine ferme de deux ans. Selon Me Seck, Mohamed C. voulait porter plainte après son agression. Mais, il n’avait aucun document attestant qu’il avait perdu sa moto puisque les pièces n’étaient pas à son nom.

S’agissant du délit de coups et blessures volontaires, le conseil de la défense a relevé que les sept jours d’incapacité temporaire de travail montrent que les blessures de la partie civile étaient légères. Sur ce, la robe noire a sollicité une application bienveillante de la loi.

Finalement, les prévenus ont écopé de deux ans, dont six mois ferme pour coups et blessures volontaires et tentative de vol en réunion. Ils doivent solidairement verser à la partie civile 500.000 francs.

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