500 téléphones et 33 tablettes : le coup de filet spectaculaire de la SR à Colobane
La Section de recherches (SR) de Colobane a frappé un grand coup dans la lutte contre la criminalité liée aux téléphones portables. À l’issue d’une opération coordonnée menée entre 6 heures et 12 heures, les enquêteurs ont procédé au démantèlement d’un réseau présumé impliqué dans le vol, le recel et la revente d’appareils électroniques. L’intervention, appuyée par le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), a ciblé plusieurs sites identifiés à l’issue d’investigations approfondies. Trois domiciles et six magasins, localisés dans la zone de Colobane, ont été perquisitionnés. Ces lieux avaient été repérés comme points de convergence d’appareils géolocalisés, signalés comme volés.
Au total, 23 individus ont été interpellés pour les besoins de l’enquête. Les forces de sécurité ont également mis la main sur plus de 500 téléphones portables dont l’origine n’a pas pu être justifiée, ainsi que 33 tablettes. À ces saisies s’ajoutent divers équipements, notamment des plaques d’immatriculation, des ordinateurs et du matériel électronique. Parmi les objets récupérés figurent quatre ordinateurs de type All-in-One, six ordinateurs portables et plusieurs unités de traitement. Selon les premiers éléments de l’enquête, ces équipements auraient servi à des opérations de décodage et de manipulation de téléphones présumés volés. Les premières constatations laissent apparaître un réseau structuré, articulé autour de plusieurs activités criminelles : vol à l’arraché, recel, démontage d’appareils, décodage et revente de pièces détachées. Les auditions sommaires menées sur place ont permis à l’un des suspects d’orienter les enquêteurs vers d’autres points de vente supposés servir de relais dans l’écoulement du matériel.
Ces indications ont conduit à la perquisition de six magasins supplémentaires, où une quantité importante d’équipements électroniques a également été découverte. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ampleur exacte du réseau, d’identifier les rôles de chaque personne impliquée et de retracer les circuits de distribution du matériel volé. Les enquêteurs s’emploient également à établir l’origine précise des appareils saisis et à identifier d’éventuels complices. Par ailleurs, la découverte de milliers de pièces détachées provenant de téléphones démontés laisse supposer l’existence d’une activité structurée de recyclage et de transformation de matériel volé. L’ensemble des personnes interpellées ainsi que les objets saisis restent à la disposition des enquêteurs pour exploitation technique et poursuite de la procédure.