A.D, la femme qui arnaquait les chauffeurs de taxis Yango, arrêtée
Le modus opérandi
A. D. contactait les conducteurs qui s’étaient inscrits sur la plateforme Yango. Son mode opératoire était simple, mais très efficace. D'après le récit de L'OBS, à chaque fois qu’elle affrète un taxi Yango pour ses déplacements, A.D. âgée de 44 ans se présentant comme une représentante du Centre international d’appui au développement durable (Ciaud), engage une discussion avec le conducteur pendant le trajet et réussit à orienter la discussion sur une prétendue formation au Canada.
A.D. propose propose au chauffeur de Yango de l’inscrire pour la formation et de lui trouver le visa. Une fois à destination, un échange de contact est fait et la dame promet d’envoyer un e-mail afin que le chauffeur confirme son souhait de participer à la formation. Ferré, le chauffeur fait tourner la bonne nouvelle dans le groupe WhatsApp des conducteurs inscrits sur la plateforme Yango. Le rêve d’une vie au Canada commence à germer. Quelques jours plus tard, le mail promis tombe et six chauffeurs de la plateforme Yango adhérent au projet. Ils acceptent chacun d’envoyer un million de FCfa à A.D. pour les formalités d’obtention du visa d’entrée au Canada.
La desillusion des condicteurs de Yango
La formation devant se tenir dans la ville de Québec étant «gratuite», selon A.D. Manque de bol pour les six chauffeurs engagés. Dès la réception de l’argent, A.D. coupe tout contact. Furieux, ils se rendent au siège de Ciaud et découvrent qu’aucune dame répondant au nom d’A.D. ne figure parmi le personnel. Mieux, le centre n’a aucun programme de prévu pour une formation au Canada. Réalisant qu’ils ont été floués, les six chauffeurs déposent une plainte à la Brigade de recherches de la gendarmerie de Keur Massar. Une enquête est ouverte, mais A.D. avait déjà quitté le pays.
Comment A.D a été piégée
Six mois plus tard, le mercredi 29 juillet, A.D. réapparaît. Elle commande un taxi Yango pour une course. Mais elle était loin de se douter que le chauffeur A.A. Ndiaye qui la transportait fait partie de ses victimes. Trahie par sa voix, A.D. est conduit manu militari au commissariat de police de Zac Mbao. Livrée aux enquêteurs, elle est placée en garde à vue pour escroquerie au visa. Elle sera vraisemblablement déférée au parquet en début de semaine prochaine. En attendant ses autres victimes continuent de défiler devant les enquêteurs de la police de Zac Mbao.