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L’affaire des véhicules de fonction à l’AGEROUTE connaît un nouveau développement . Une vidéo devenue virale, montrant un véhicule V8 portant le numéro d’immatriculation « 120 », ravive les accusations formulées en mai dernier par Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, alors directeur des ressources humaines de l’agence, depuis licencié pour faute lourde. Une séquence qui relance le débat, sans toutefois établir à elle seule un lien formel avec les faits dénoncés par l’ancien responsable.
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L’affaire des V8 de l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE) refait surface. Plusieurs mois après la sortie médiatique de Cheikh Ahmed Tidiane Thiam, alors directeur des ressources humaines de l’agence, une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux vient alimenter à nouveau les interrogations autour de l’utilisation des véhicules de fonction au sein de la structure. Dans cette séquence devenue virale, on aperçoit notamment un véhicule de type V8 portant le numéro d’immatriculation « 120 ». L’image a rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes établissant un rapprochement avec les déclarations faites en mai dernier par l’ancien DRH de l’AGEROUTE.

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Les accusations de l’ancien DRH

Lors d’un point de presse organisé le 13 mai 2026 à Dakar, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam avait publiquement dénoncé ce qu’il présentait comme des « dérives managériales » et des « violations flagrantes des textes réglementaires » au sein de l’AGEROUTE. Parmi les sujets soulevés figurait notamment la question des avantages accordés aux responsables de l’agence, particulièrement celle des véhicules de fonction. Selon l’ancien DRH, le décret n°2021-05 aurait supprimé les véhicules de fonction attribués aux directeurs généraux des organismes parapublics, en leur substituant une indemnité forfaitaire mensuelle nette de 600 000 francs CFA. Cheikh Ahmed Tidiane Thiam avait alors affirmé que, malgré cette disposition, le directeur général de l’AGEROUTE, Moustapha Fall, nommé à la tête de l’agence le 18 décembre 2025, disposerait de deux véhicules V8 dont la valeur avoisinerait 80 millions de francs CFA chacun. L’ancien responsable avait également avancé que l’un de ces véhicules aurait été utilisé pour des déplacements personnels, notamment pour conduire l’enfant du directeur général à l’école. Ces déclarations avaient provoqué une vive polémique autour de la gestion des ressources et des avantages au sein de l’agence.

Un licenciement intervenu quelques jours après

Deux jours seulement après son point de presse, soit le 15 mai 2026, Cheikh Ahmed Tidiane Thiam a fait l’objet d’une procédure de licenciement. Dans sa lettre de licenciement, la direction générale lui reprochait notamment la divulgation d’informations internes et confidentielles. Sa sortie médiatique avait également été présentée comme une démarche aux « relents politiques », susceptible de porter atteinte à l’image et à la crédibilité de l’AGEROUTE. L’ancien DRH a ainsi été écarté de ses fonctions pour faute lourde, ouvrant une nouvelle séquence dans cette affaire déjà marquée par de fortes tensions internes. Mais le dossier ne s’est pas arrêté à cette décision administrative.

Le contentieux prend une tournure judiciaire

Début août, l’affaire a pris une nouvelle dimension judiciaire. Le directeur général de l’AGEROUTE, Moustapha Fall, a saisi la justice contre son ancien directeur des ressources humaines. Cheikh Ahmed Tidiane Thiam est notamment poursuivi pour complicité de diffamation publique. Cette procédure place désormais les déclarations de l’ancien DRH dans un cadre judiciaire, où la question de leur véracité et de leur portée devra être appréciée au regard des éléments versés au dossier. C’est dans ce contexte que la vidéo du V8 immatriculé « 120 » intervient.

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Une concordance qui reste à établir

Si la vidéo relance incontestablement le débat, elle ne permet toutefois pas, à elle seule, d’établir la véracité des accusations formulées contre la direction de l’AGEROUTE. L’identité du propriétaire ou de l’utilisateur du véhicule, son affectation administrative, les conditions dans lesquelles il aurait été utilisé ainsi que les circonstances précises visibles dans la vidéo restent à établir sur la base d’éléments vérifiables. Autrement dit, la présence d’un V8 portant le numéro « 120 » ne suffit pas, en elle-même, à démontrer qu’il s’agit du véhicule évoqué par l’ancien DRH, ni à confirmer les accusations relatives à son utilisation. Le rapprochement fait actuellement sur les réseaux sociaux repose donc essentiellement sur une concordance visuelle et numérique qui demande à être vérifiée.

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